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les pays pauvres, l'Éthiopie (2)

mis à jour le 23/06/2011


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Présentation de l'étude de cas sur l'Éthiopie,deuxième partie : les territoires de l'Éthiopie dans la mondialisation avec la mise en perspective et l'évaluation.

mots clés : pauvreté, PMA, développement, IDH, mondialisation, inégalités socio-spatiales, développement durable


Partie1b - Le territoire éthiopien dans la mondialisation


Problématique : les conséquences de la mondialisation sur le territoire éthiopien à  différentes échelles

Travail de groupe en classe

Addis Abeba une ville en reconstruction (échelle locale) 

 
« En Éthiopie, la reconstruction d'Addis-Abeba, un atout électoral pour le pouvoir »

Le régime, qui a lancé de vastes chantiers immobiliers dans la capitale pour reloger la population pauvre, est assuré de remporter le scrutin de dimanche
Addis-Abeba est un vaste chantier. Des quartiers entiers de la capitale ont été rasés pour laisser place à un enchevêtrement de grues et d'échafaudages. Hôtels, immeubles d'habitation ou commerciaux : la ville est saisie d'une frénésie immobilière. Conséquence d'un dynamisme économique dont le premier ministre, Meles Zenawi, au pouvoir depuis 1991, entend tirer un profit électoral lors du scrutin législatif de dimanche 23 mai ? Spéculation immobilière ? Blanchiment d'argent sale ? Volontarisme d'un Etat très dirigiste ? Il y a sans doute un peu de tout cela. (...)
Il y a deux ans à peine, Semye Teshome, une mère de famille, était locataire de l'Etat : une maison de tôles et de torchis insalubre, un robinet dans la cour, le long d'un sentier étroit et pierreux, louée pour quelques euros par mois. Une somme non négligeable en Ethiopie, où le revenu par habitant ne dépasse pas 450 euros par an, ce qui fait du pays l'un des plus pauvres de la planète.
Contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres quartiers de la ville, le taudis qu'occupait Semye n'a pas été rasé. Il est habité par une famille plus pauvre qu'elle, dont le logement a été emporté par les travaux de construction d'un nouveau périphérique de deux fois quatre voies à Addis Abeba.
Semye Teshome, elle, est aujourd'hui propriétaire grâce au Programme de développement de l'habitat lancé il y a cinq ans par le gouvernement. « Eau, courante, électricité... pourquoi je me plaindrais ? Si je pouvais le revendre [elle doit patienter cinq ans après la date de son emménagement] , j'en obtiendrais cinq fois le prix initial. D'ailleurs, dimanche, je vote Zenawi », confie-t-elle. L'idée du gouvernement fédéral était de résoudre une partie de la crise du logement que subit la ville, de lutter contre la pauvreté et de relancer l'activité du secteur de la construction, incluant non seulement les entreprises publiques dominantes mais aussi des PME.

Christophe Châtelot, le Monde, 23.05.10

L'aéroport international d'Addis Abeba

l'aéroport international de Bole-Addis Abeba


Objectifs de travail et pistes de travail :

  • montrer l'impact de la mondialisation à l'échelle locale
  • montrer les inégalités socio-spatiales à travers l'étude de photographies et d'un texte
  • mettre en évidence les politiques gouvernementales pour aménager la ville avec une gouvernance autoritaire.
 

Le barrage Gibe III (échelle régionale)

 
L'Éthiopie parie sur l'énergie hydroélectrique

L'objectif du gouvernement éthiopien ne manque pas d'ambition : transformer en quelques années ce pays pauvre en puissance hydroélectrique régionale, exportatrice d'énergie, alors qu'il est actuellement l'un de ceux où l'accès de la population à l'électricité est parmi les plus bas du monde.
La construction du barrage Gibe III dans la vallée de l'Omo, à 350 kilomètres au sud d'Addis Abeba, concentre ainsi les espoirs éthiopiens et les critiques des ONG. Depuis le début des travaux en 2006, un ballet de camions et d'excavatrices creuse la montagne. D'ici à 2012 s'élèvera sur ce site un barrage de 240 mètres de haut, le plus grand d'Afrique. Il alimentera une centrale hydroélectrique de 1 800 mégawatts, soit le double de la consommation totale d'électricité en Ethiopie en 2009.
Ce projet, le plus ambitieux jamais entrepris dans le pays, a provoqué une levée de boucliers de la part de groupes de défense de l'environnement. En janvier, une coalition d'ONG, comprenant notamment International Rivers et Survival International, a lancé une pétition pour demander l'arrêt des travaux. « Le barrage, s'il n'est pas arrêté, va provoquer insécurité alimentaire, faim chronique, dépendance à l'aide alimentaire, conflits parmi les populations locales pour le contrôle des, déjà, maigres ressources naturelles », affirment les pétitionnaires. Selon eux, Gibe III et son lac de retenue long de quelque 150 kilomètres abaisseront de 10 mètres le niveau des eaux du lac Turkana. A cheval sur l'Ethiopie et le Kenya, il est alimenté à 80 % par les eaux de l'Omo. Cela menacerait la survie de plusieurs centaines de milliers de personnes dans les deux pays, affirment les ONG.
Trois barrages ont été inaugurés au cours des deux dernières années. « La plupart de ces réalisations sont financées par des prêts ou des aides internationales, mais l'Ethiopie est l'un des rares pays d'Afrique où les projets sont menés à bien, où la corruption n'engloutit pas l'argent prévu », remarque un diplomate occidental.
Le coût total du barrage est estimé à 1,5 milliard d'euros (pour un produit intérieur brut (PIB) de 21 milliards d'euros en 2009), mais l'Ethiopie a décidé d'avancer les travaux avant même d'avoir bouclé le financement total de l'opération. (...) la Banque industrielle et commerciale de Chine se serait engagée à couvrir 85 % du coût total. Et les Chinois de Sinohydro étudient déjà la construction d'un Gibe IV, toujours sur l'Omo.
Car l'Ethiopie croit en ses réserves hydrauliques comme d'autres parient sur le pétrole. «L'Ethiopie pourrait fournir de l'électricité à une grande partie du continent », ajoute Debay Tadasse, chercheur de l'ISS. Ainsi, en Ethiopie, qui aime à se définir comme le « château d'eau d'Afrique de l'Est », seulement 2 % de la population rurale (80 % des 80 millions d'habitants) a accès à l'électricité. « Il est inconcevable de développer le pays sans énergie électrique. Comment faire fonctionner écoles, hôpitaux, PME, systèmes d'irrigation sans électricité ? », demande Debay Tadesse.
Au-delà du raccordement des foyers éthiopiens au réseau électrique - ce qui pose la question du développement du réseau de distribution -, l'objectif est surtout d'exporter de l'énergie et d'encaisser des devises.
Le Monde du 09.06.10, Christophe Châtelot
localisation des barrages de la vallée de l'Omo (carte)

une infographie (en anglais) sur le site de BBC News



Objectifs du travail et pistes possibles :

  • montrer les conséquences de la mondialisation sur le territoire éthiopien à une échelle régionale
  • montrer les objectifs d'un aménagement du territoire et les atouts de l'Éthiopie pour son développement économique
  • mettre en évidence les conflits géopolitiques régionaux à travers cet aménagement
  • montrer l'impact de cet aménagement pour l'environnement

 

Le tourisme en Éthiopie (échelle nationale)

 
Chaque jour, ils sont des dizaines de touristes rosis par le soleil à débarquer à bord de 4×4 poussiéreux dans la cour de l'hôtel d'État Bekele Molla, à Konso. Auparavant, seule cette chaîne d'hôtels d'État fournissait un service de logement et de restauration à peu près correct aux rares voyageurs s'aventurant ici. Depuis quelques années, le nombre de touristes a tellement augmenté que de nouveaux investisseurs, privés cette fois, ont décidé de prendre le risque : les lodges se multiplient dans le pays, particulièrement sur la route des tribus du sud éthiopien, dont certaines vivent encore comme à l'âge de fer.
« La région (...) est en train de se développer. C'est pourquoi on a investi ici à Konso, on pense à l'avenir », explique à l'AFP Freddy Hess, patron d'un tour-opérateur. Il a investi 4 millions de birr (200 000 euros environ) dans la construction d'un hôtel qui, à terme, doit compter 70 chambres, trois restaurants et un centre de conférence. « On espère attirer aussi le tourisme d'affaires », souligne-t-il devant les bungalows construits dans les matériaux locaux : pierres brutes et toits de chaume.
Le gouvernement a fait du tourisme une priorité : « au cours des deux dernières années, le flux de touristes a augmenté, entre 200 000 et 300 000 viennent chaque année. Nous espérons que ça va continuer », indique Mahamouda Gaas, secrétaire d'État à la Culture et au Tourisme. En 2001, 148 000 touristes avaient visité l'Éthiopie. « Le sud de l'Éthiopie était moins développé que le nord, mais les infrastructures sont en train d'être améliorées, et avec le développement de la vallée de l'Omo, cette région va devenir un haut lieu du tourisme », assure-t-il. « Le tourisme nous fournit beaucoup d'opportunités », note par ailleurs Kala Desagn Woldedawit, chef traditionnel de la petite ethnie Konso. « Le commerce se développe pour notre artisanat, les gens sont employés dans les hôtels et restaurants, et même nos danseurs traditionnels jouent pour les touristes. Cela encourage les jeunes à rester ».
Source : Cyberpresse, 7 janvier 2010

forteresse du XVIII e à Gondar

Le château de l'empereur Fasilidas (XVIIème siècle) à Gondar



   Objectifs du travail :

  • étudier les conséquences de la mondialisation à l'échelle du territoire national
  • montrer les atouts de l'Éthiopie pour attirer les flux touristiques et les conséquences du tourisme sur le développement de l'Éthiopie
  • montrer les difficultés de cette activité économique liées aux conflits en cours dans la région. (carte du site France diplomatie)

Croquis de synthèse : l'Éthiopie, un PMA dans la mondialisation

(croquis sous forme de diaporama)
Les symboles apparaissent mais les titres et les informations sont à compléter au fur et à mesure de l'étude.

 

Mise en perspective



On peut ajouter à ces documents, une carte des conflits dans le monde, une carte des régimes non démocratiques, ... pour montrer les facteurs politiques de la pauvreté ainsi que quelques photographies de PMA pour montrer les inégalités socio spatiales et enfin rappeler la mise à l'écart des flux (partie I du programme).


L'évaluation est à télécharger en bas de page
 
auteur(s) :

François Le Pouliquen ; Françoise Maire ; Olivier Godard

éditeur(s) :

Claudie Ferchaud

information(s) pédagogique(s)

niveau : 4ème

type pédagogique : démarche pédagogique, connaissances

public visé : enseignant

contexte d'usage : classe

référence aux programmes : Thème 3 - Les pays pauvres

Démarches
Étude de cas au choix : un « pays moins avancé » (PMA)
Décrire et expliquer les caractéristiques essentielles d'un PMA à partir de l'exemple de l'État étudié.

ressource(s) principale(s)

vignette.jpg les pays pauvres 23/06/2011
Au sein de la deuxième partie du programme intitulée « les territoires dans la mondialisation », ce thème vient après l'étude des États-Unis et d'une puissance émergente.
pauvreté, PMA, développement, IDH, mondialisation, inégalités socio-spatiales, développement durable François Le Pouliquen ; Françoise Maire ; Olivier Godard

documents complémentaires

fiche reconstruction Addis Abeba (format doc 254 Ko)
fiche barrage (format doc 320 Ko)
fiche tourisme (format doc 191 Ko)
l'évaluation (format doc 1.56 Mo)

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