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droit et examens

mis à jour le 23/10/2008


piloter

Comme le signalait André Legrand, les examens sont devenus un véritable "nids à contentieux". Pourquoi ? Comment se positionner pour y répondre ?

mots clés : droit, chef d’établissement, examen, contentieux, litige, piloter


Étude de pratiques autour du Droit : Les examens

Kiosque
- Nous diffusons pour consultation la maquette de deux masters de Droit enseignés à Angers : "Études juridiques sur le territoire" (spécialité de recherche) et le master "Contentieux" (spécialité professionnelle).

Renseignements : http://www.univ-angers.fr. L'unité 5 porte exclusivement sur la procédure administrative contentieuse : introduction et liaison du contentieux, principales généraux, phase de l'instance, jugement, voie de recours...


- Deux livres sont signalés 

1 - Jean-Noel Caubet-Hilloutou "Les procès devant le tribunal administratif" - La justice au quotidien, l'Harmattan,2006,12.50 euros : très concret il décrit au quotidien le travail du juge administratif. Idéal pour une première approche.

2 - Daniel Chabanol, "Le juge administratif", LGDJ, coll droit public, 1993,14.48 euros : Est présenté la corporation des juges administratifs, leur organisation professionnelle et corporative.. Attention le livre date d'avant la grande réforme des TA (Chambres administratives d'appel etc.).

 
Comme l'avait signalé André Legrand lors de sa venue à Angers, les examens sont devenus un véritable "nids à contentieux". Pourquoi ?
Les raisons sont nombreuses : Complexification des examens (TPE, Epreuves expérimentales, oraux de langues modernisés, épreuves pratiques etc.), massification des études, accroissement colossal du nombre des candidats, débuts d'aménagements pour les « triplants » ou candidats libres, développement des épreuves "aménagées" avec divers tiers temps, hausse de la judiciarisation chez les parents, nouveaux textes sur les droits des usagers, charte "Marianne" etc.
De plus, l'avenir d un jeune peut dépendre, entre avoir ou ne pas avoir son examen (cap, bep, bac pro, BTS etc.).

En théorie le "jury est souverain" et sa décision ultime est souveraine.

Néanmoins, les conditions matérielles de déroulement (depuis le début de la chaîne, de l'inscription jusqu'à l'obtention du diplôme) de l'examen peuvent donner lieu à des "requêtes" qui vont de la consultation et la photocopie de la copie à la véritable "réclamations". Et à du contentieux parfois...

 


Cas vrais sont évoqués

Une candidate passe son option d'art plastique, elle est dirigée, par l'enseignante "pilote" qui régule, vers un autre examinateur que celui prévu initialement. En juillet, reçue au bac avec mention, elle constate que son option n'a pas été notée. Réclamation. Enquête. Le professeur qui a fait passer l'élève n'a pas rempli de feuille de note, le bordereau est reparti « non noté » par la régulatrice. La famille a eu raison de réclamer, mais l'établissement n'a pas pu retrouver trace de la note car aucune grille précise n'a été conservée. L'élève a eu son examen.

Autre cas : Un élève doublant passe son examen professionnel dans un lieu donné qui n'est pas le « centre général »d'examen.



Il est persuadé que dans une matière il a progressé. Il constate qu'il a la même note, cette année, que l'an passé. Réclamation, enquête. Que s'est-il passé ? L'élève a été vu, mais il n'y a pas de « feuille de note » transmise au centre de regroupement du diplôme qui retourne, tous les documents, au Rectorat. L'établissement qui a fait passer l'examen dit qu'il a fait passer l'épreuve, et a fait déposer les documents par « un professeur qui passait dans le Lycée centre d'examen ». Pas de trace du « départ », pas de trace au « centre d'examen ». Juridiquement c'est le chef de centre qui est responsable, même s'il ne gère pas, au quotidien, ces examens.










 
Quelles leçons tirer de ces 2 petits cas ?


1 - nécessité d'un protocole précis pour tous, partagé et connu des établissements et services (IA, Rectorat) qui rappelle bien le « qui fait quoi ».

2 - nécessité d'un système de double bordereaux obligatoire (1 pour le livreur-1 pour l'établissement d'accueil) ou envoi postal avec Chronopost (problème du coût !)

3 - utilité d'une vraie réunion de travail entre les services et nous, au moins une fois par an pour codifier les procédures et faire le bilan de l'année écoulée. La tendance naturelle est d'oublier les loupés (sources de mauvais souvenirs)...

4 - pourquoi ne pas avoir un vade-mecum des oraux (cela existe en région parisienne fait par le SIEC) pour les oraux, de plus en plus discutés et contestés (temps de préparation, de passage, déroulement de l'oral) ? Faut-il 1 ou 2 professeurs par salles pour les oraux ? Les avis sont partagés. 2 cela peut poser un problème de bruit (il faut mettre les mêmes disciplines par salle) mais en cas de problème d'élève violent, agité, ou d'agression (cela existe aussi !) cela sert d'avoir des témoins.

5 - au delà d'une bonne préparation en amont se pose aussi le problème de l'explicitation et du partage des consignes. 4 collègues présents à la commission sont entrants dans le département et disent, par exemple, que pour le brevet, il y a des spécificités locales, et que le nouveau doit par lui même trouver des informations. Maintenant que le sujet de brevet est national, cela ne vaut-il pas la peine de faire une réunion d'explication sur l'organisation du brevet en début d'année ?


6 - les tiers temps, leur nombre croissant (loi sur le handicap + demande des familles sur la dyslexie) nous posent des soucis pratiques. Il faut un nombre croissant de surveillants.


A ce propos les collègues dénotent la mauvaise volonté de certains, une minorité, qui s'ils font un mi temps refusent des surveillances au delà de 9 heures.


Quid de l'ancien usage qui permettait qu'une heure de cours non assurée soit remplacée par 2 heures de surveillance ?


La groupe de travail liste au total plus de questions qu'il n'apporte de réponses. Une collègue signale que nous ne parlons pas des concours, que ceux ci sont pourtant lourds à organiser et sources de « tensions » pour des adultes qui jouent une réussite au concours et ne sont pas toujours aussi « dociles » que des élèves en position d'examen..


La question des contrôles d'identité est aussi évoquée, et des tentatives de fraude de plus en plus originales.

Quid du partage des indemnités de bac ? Les pratiques sont variées !


Malgré » l'abandon » de deux collègues (mutés vers d'autres cieux !) la commission va proposer de continuer l'an prochain : Claire (en formation et future formatrice méthode Obin) propose que nous prenions cette méthode (triple approche morale, juridique et éthique) et que nous construisions des dossiers pour traiter, dans ce groupe, uniquement l'aspect juridique. Sont proposés les thèmes :

  • harcèlement moral (un cas TOS),
  • « droit à l'image »,
  • « dossier administratif et service non fait »,
  • « un enseignant en difficulté »,
  • «manque d'assiduité scolaire : un cas lourd »...
Commission de travail du bassin d'Angers Claire Vial

 

information(s) pédagogique(s)

niveau : Collèges tous niveaux, Lycée tous niveaux

type pédagogique : analyse de pratique, étude de cas

public visé : chef d'établissement, enseignant

contexte d'usage : milieu professionnel

référence aux programmes :

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