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la sécurité et les risques majeurs - 1

mis à jour le 11/06/2010


ponts-de-ce-1904.jpg

Les trois premières séances du thème : la définition du risque majeur et la commune face au risque.

mots clés : risque majeur, acteur, mémoire du risque, inondations, PPMS, DICRIM.


Problématique de la séquence : qui est concerné par la sécurité collective face au risque majeur ?

1ère heure : définition du risque majeur à l'échelle du collège.


Objectifs de la séance : définition du risque majeur.

Le terme suppose qu'il y aurait une sorte de « hiérarchie » dans les risques et il peut prendre des sens différents selon les acteurs:
Pour les pouvoirs publics et les assureurs est majeur le risque qui va se traduire par des pertes humaines élevées  ou un coût élevé ; en France la première utilisation du terme (dans les années 1980 : création d'un secrétariat d'État aux risques majeurs dirigé par le vulcanologue Haroun Tazieff) s'applique surtout dans le domaine lithosphérique. Depuis le terme désigne un événement de faible fréquence et forte gravité : crues et inondations, séismes et éruptions volcaniques, mouvements de terrain, avalanches, tempêtes de neige, cyclones et tornades. À l'échelle internationale, la conférence de Rio de 1992 met l'accent sur le réchauffement climatique et les altérations  de la couche d'Ozone.
Pour les citoyens, la hiérarchie peut très bien être différente de la vision officielle : on travaille donc aussi sur la  perception du risque.

Vocabulaire : risque majeur, acteur, mémoire du risque, consigne de sécurité, PPMS, DICRIM.

Documents supports :
1) Fond de carte de l'espace proche avec l'établissement scolaire.
2) Fiche de consignes PPMS du collège (Plan particulier de mise en sécurité).
3) Photographie de l'inondation de 1904 (première page du DICRIM) et tableau chronologique des principales crues (page 5 du DICRIM).
4) Plaque commémorative de l'inondation de 1856.
 
Déroulement de la première séance :


On part des représentations des élèves : réalisation de cartes mentales à partir du fond de carte de l'espace proche autour du collège. Sur ce support l'élève localise les risques qu'il perçoit. Les productions des élèves sont confrontées pour les amener à la notion de risque majeur.

On utilise ensuite la fiche de consignes PPMS (Plan particulier de mise en sécurité) pour interroger les élèves sur la logique des consignes :
  • pourquoi certains élèves montent-ils à l'étage ?
  • pourquoi les autres sont-ils concernés par la consigne de ne pas bouger ?

Les élèves entrent dans une seconde phase d'activité. Ils doivent compléter un tableau sur les différents acteurs et leurs rôles d'après la fiche de consignes PPMS. L'activité met en évidence l'implication de chacun et le sens du respect des règles de sécurité.

On confronte ce risque très actuel auquel le collège est confronté à la première page du DICRIM (inondations de 1904). Il s'agit d'un évènement ancien dont on a conservé la mémoire.

Ci-contre, Plan particulier de mise en sécurité du collège F. Villon (Ponts de Cé)
le ppms du collège François Villon
 
A l'aide du tableau chronologique des principales crues (page 5 du DICRIM), on fait ressortir les caractéristiques du risque majeur : la faible fréquence, le danger qui menace la sécurité d'un grand nombre de personnes et de leurs activités ou aménagements. Puis on demande aux élèves de rédiger une trace écrite qui reprenne ces éléments.
Pour terminer la séance il peut être intéressant de projeter en classe la plaque commémorative à Sorges de l'inondation de 1856 et la maison où elle figure (page 7 du DICRIM le document 3 indique une montée de 5,57m qui se traduit par l'inondation du rez-de-chaussée). On revient sur la perception du risque : il faut en garder la mémoire.

la mémoire de l'inondation de 1856 à Sorges
Plaque commémorative de l'inondation de 1856 (extrait du DICRIM des Ponts de Cé).
 

2e et 3e heures : la commune face au risque.


Objectifs des deux séances : on s'attache à préciser l'aléa et les vulnérabilités ainsi que la notion de sécurité.

schéma de la rupture de levée de 1856
Extrait de la plaquette d'information « Val d'Authion » (préfecture du Maine-et-Loire).
 
Définitions

L'aléa est le phénomène d'origine naturelle ou technologique qui représente une menace pour des populations, des aménagements et des activités.
La vulnérabilité désigne dans quelle mesure les enjeux (humains ou matériels) sont susceptibles de subir des pertes dues à l'exposition à la menace. Il y a une exposition différentielle des enjeux à la vulnérabilité.
Documents supports

1) Plaquette d'information « Val d'Authion » sur l'inondation de 1856 (p. 4)
2) Fichier kmz de Google earth : photographie satellitale (la commune) sur laquelle est superposée la carte des zones inondables (extraite du DICRIM).
3) La page 4 du DICRIM (« Qui est concerné ? »).
4) Les pages 8 et 9 du DICRIM (« L'alerte ? » et « Que faire en cas d'alerte ? »)
 
Déroulement de la deuxième séance :

En salle informatique, les élèves disposent d'une feuille de consigne avec un tableau à renseigner.
Pour commencer, en reprenant la plaque commémorative de l'inondation de 1856 (voir le déroulement de la première heure), le phénomène est expliqué à l'aide de la p. 4 de la plaquette « Val d'Authion ». On commence à renseigner ensemble le tableau. Le professeur doit expliquer le sens des mots « crue » et « affouillements ».
Les élèves continuent à compléter le tableau individuellement à l'aide du fichier kmz de Google earth, et de la page 4 du DICRIM (« Qui est concerné ? »). La fiche de travail comporte, sous le tableau à compléter, une boîte à outils définissant le vocabulaire dont  les élèves peuvent avoir besoin : l'aléa et la vulnérabilité.
On fait la part de la prévision (« alerte 1 » sur le document), de la prévention (« alerte 2 »), de la gestion de la crise (« pendant ») et de l'après-crise (« après » : la résilience).
Déroulement de la troisième séance :

En troisième heure, on commence par le bilan de l'heure précédente : il faut prendre des mesures mais pour cela il est nécessaire de connaître et de comprendre pour anticiper. Une réflexion commune peut être menée pour identifier les informations  qui concernent l'aléa et celles qui concernent la vulnérabilité.
De nouveaux documents sont travaillés : les pages 8 et 9 du DICRIM (« L'alerte ? » et « Que faire en cas d'alerte ? »). On continue de compléter le tableau déjà utilisé en deuxième heure.

En fin de séance un moment d'échange avec les élèves met en évidence le sens des consignes concrètes de sécurité et l'importance de les respecter (logos de la page 9).  Pour terminer, une petite trace écrite  élaborée par ou avec les élèves insiste sur ces aspects. 
 
auteur(s) :

Stéphane Berton - Brigitte Foucaud - Anne Morin

information(s) pédagogique(s)

niveau : 5ème

type pédagogique : démarche pédagogique

public visé : enseignant

contexte d'usage : classe, salle multimedia

référence aux programmes : III - La sécurité et les risques majeurs

ressource(s) principale(s)

ppr_pt.jpg la sécurité et les risques majeurs - présentation 09/06/2010
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documents complémentaires

documents élèves (format pdf) : tableau1 (116 Ko) - tableau (254 Ko)

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