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| Arrêt N°3 : les radiolarites de la Parée | ![]() |
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Une
vue générale du parking montre deux ensembles distincts
:
-Un ensemble de roches sombres dont notamment le rocher de Sainte Véronique. -Un ensemble de roches plus claires dont on reconnait au premier plan les porphyroïdes de la Sauzaie. Quelles sont donc les natures de ces deux ensembles? Existe-t-il une relation entr'eux?
Pour
"visiter" l'affleurement, cliquer sur les zones sensibles
matérialisées par des carrés ou sur les liens
suivants:
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C'est
au niveau du rocher de Sainte-Véronique que cet ensemble de roches
sombres s'observe le plus facilement; la roche se débite en feuillets,
son analyse chimique montre qu'elle est formée essentiellement de
silice et l'examen au microscope révèle une accumulation de
squelettes d'organismes unicellulaires à test (coquille) de
nature siliceuse. (les radiolaires) : il s'agit
d'une
radiolarite.
Les boues à radiolaires se rencontrent actuellement au niveau des fonds océaniques. L'examen au microscope montre également la présence de graptolithes, groupe actuellement disparu et caractéristique de l'époque silurienne.(-420MA) En contournant l'affleurement, on note la présence de plis anisopaques comparables à ceux observés dans les chloritoschistes de Sion.
En savoir plus sur les
radiolarites:
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Des plis anisopaques dans les radiolarites
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Ces
plis anisopaques permettent de déduire que ces radiolarites ont subi
les mêmes conditions de contraintes
que celles ayant permis la génèse des chloritoschistes de Sion.
Ces radiolarites ont donc subi un
métamorphisme identique à celui défini à Sion
et au niveau des porphyroïdes de la
Sauzaie: Une profondeur de 5 à 8 km
et une température d'environ 400°C.
Les
radiolarites sont donc un dépôt formé au silurien comme
en témoigne la présence de graptolithes, elles ont par la suite
subi des contraintes correspondant à une profondeur de 5 à
8 km pour une température de 400°C comme en témoigne les
plis anisopaques.
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Le contact Radiolarite-Roches claires
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Les
roches visibles à la Parée apparaissent sous le forme de couches
superposées et inclinées vers le sud.
On y distingue un ensemble de couleur sombre: des radiolarites, au contact d'un ensemble de couleur verte, ces 2 ensembles ont en commun le fait de pouvoir se débiter en feuillets. |
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Ces
roches présentent un débit en feuillets grossiers, elles sont
formées de grains millimétriques facilement détachables
par frottement, il s'agit d'un grès
contenant des cristaux de feldspath: une arkose.
Les arkoses sont des roches détritiques
provenant de de roches mères riches en feldspaths (Rhyolite?), le
feldspath étant très facilement altérable, on peut penser
que les grains formant cette roche ont subi un faible
transport.
En savoir
plus sur les arkoses:
Leur position
par rapport aux radiolarites ainsi que l'étude
de leur surface de contact avec ces dernières
ont permis aux géologues d'établir qu'il s'agit d'une formation
chevauchantequi témoigne d'un accident
tectonique.
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Le contact Porphyroïdes-Radiolarites
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Le
contact entre la série silurienne et les porphyroïdes
n'est visible que sur la partie Nord de l'affleurement;
on peut penser qu'un accident tectonique
a mis en contact ces 2 formations de nature très
différente.
Synthèse: vers une datation provisoire. |
Une ébauche de
datation
Retour à
la vue générale
Au terme de cet arrêt, il devient possible d'ébaucher une première approche de l'histoire de la côte Vendéenne:
- Dans un premier temps, une période ou se sont formées les différentes couches (dépots des radiolarites, des arkoses, formation des rhyolithes?), les fossiles renfermés dans les radiolarites permettent de situer cette période au silurien (-420 MA).
- Dans un deuxième temps, ces formations subissent un métamorphisme de profondeur 5 à 8 km et de température d'environ 400°C, ce sont finalement les radiolarites qui permettent de dater les déformations subies à Sion et à la Sauzaie. Les déformations causées par la profondeur de 5 à 8 km et de température 400°C sont donc post-siluriennes puisqu'elles affectent les radiolarites. (postérieures à 420 MA).
- Dans un troisième temps, un second épisode tectonique met en contact anormal les porphyroïdes + arkoses et la série des radiolarites; cet accident provoque le chevauchement des porphyroïdes-arkoses sur les radiolarites, il est figuré sur la photo, par un trait doublé de triangles( d'après notice de la carte géologique ST-GILLES-CROIX de VIE); ce chevauchement est postérieur à la déformation de type Sion.
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