Contenu

documentation

Recherche simple Vous recherchez ...

espace pédagogique > disciplines du second degré > documentation > enseignement > séquences

les lanceurs d'alerte : l'affaire Cambridge Analytica

mis à jour le 08/06/2019


lanceurAlerte.png

étude d'un corpus documentaire dans l'approche de la notion de lanceur d'alerte

mots clés : lanceur d'alerte, information, réseau social, protection des données




1 : déroulé

1 - les élèves doivent consulter quatre documents puis en faire l'analyse.

deux documents sont sous forme de vidéogrammes :

- l'affaire Cambridge Analytica : pourquoi c'est grave pour Facebook et ses utilisateurs ? [durée : 2'46", Le Monde]

- comment FB peut influencer le résultat d'une élection ? [durée 3'04", Le Monde]


le troisième est un document texte. Il s'agit d'une fiche ressource éditée lors de la Semaine de la Presse et des Médias à l'Ecole 2019 : « Quand les données personnelles s'échappent : l'affaire
Cambridge Analytica
»

le quatrième est un extrait d'un article issu d'une encyclopédie collaborative

2 - A la suite du visionnage/lecture de ce corpus documentaire, les élèves doivent répondre à un certain nombre de questions invitant à une vision réflexive du sujet. Ils peuvent compléter leurs recherches via une encyclopédie collaborative.

 



2 : visionnage des vidéogrammes


 
Vidéo 1 : Affaire Cambridge Analytica : pourquoi c'est grave pour Facebook et ses utilisateurs ?
Vidéo 2 : Comment Facebook peut influencer le résultat d'une élection ?

 



3 : questions sur les vidéogrammes

1 - Sources des documents [vidéo1 et vidéo2] :

Q 1-1 :  quel est le métier des présentateurs de ces deux vidéos ?

Q 1-2 : quel journal édite ces vidéos ?
 



4 : lecture du document texte

Quand les données personnelles s’échappent : l’affaire « cambridge analytica » (Fiche ressource parue dans le dossier pédagogique de la SPME 2019 )

En mars 2018, le quotidien américain The New York Times et le britannique The Guardian ont révélé comment une entreprise fondée à Londres, et inconnue du grand public jusque-là, a recueilli les données de dizaines de millions d’Américains sans leur consentement début 2014.

Quelques mois plus tard, ce sont près de 50 millions de comptes utilisateurs de Facebook qui ont été piratés. Des affaires qui relancent la question de la protection des données personnelles. 87 millions de personnes, abonnées à Facebook, ont vu leurs données personnelles siphonnées par une société tierce, Cambridge Analytica, dans le but d’aider Donald Trump à remporter l’élection présidentielle américaine.

Très concrètement, la société londonienne Cambridge Analytica a développé un logiciel pour la campagne de Donald Trump, permettant de cibler plusieurs millions d’électeurs en fonction de leur profil.

Un simple test de personnalité a permis de siphonner des millions de données

Pour récolter ces données, l’entreprise a fait appel à un professeur en psychologie de l’université de Cambridge, Aleksandr Kogan.

Pour ses travaux de recherche, celui-ci a en effet développé une application : un simple test de personnalité pour lequel les personnes étaient payées un peu moins de 4 euros. Une condition était requise pour passer le test et recevoir l’argent : se connecter à l’application avec son compte Facebook. Se faisant, la personne donnait accès (sans le savoir, à moins de regarder dans le détail les autorisations données au moment de cliquer) à un grand nombre de données personnelles, comme sa date de naissance ou l’ensemble de ses « likes » sur Facebook. En combinant les informations du test de personnalité avec les données Facebook, Kogan pouvait déterminer un « profil psychologique » de la personne, qu’il envoyait à Cambridge Analytica.

Des données qui ont servi à Donald Trump

L’application scannait également les profils des amis de la personne visée pour établir les profils de ces derniers. Ainsi, Kogan et Cambridge Analytica ont récolté directement les informations de 270 000 personnes et 87 millions de leurs amis, majoritairement américains.

Ces données ont ensuite servi à l’élaboration de campagnes de
communication ultra ciblées en fonction des profils établis. « Nous avons exploité Facebook pour récolter le profil de millions de personnes. Et
nous avons construit des modèles qui utilisaient ce qu’on savait d’eux pour cibler leurs démons intimes. C’était la base autour de laquelle l’entreprise était créée », a ainsi expliqué un ancien salarié lanceur d’alerte au Guardian.

Et si Cambridge Analytica a prélevé ces données personnelles pour le compte de Donald Trump, ce n’est pas un hasard : le milliardaire Robert Mercer, propriétaire de la société londonienne, est le principal donateur individuel de la campagne du Républicain. Et l’un des fondateurs de CA est Steve Bannon, conseiller de campagne puis à la Maison Blanche de Trump.

Une amende de 500 000 euros infligée à Facebook au Royaume-Uni

Les révélations des journaux anglo-saxons sur cette fuite de données ont poussé Facebook à réagir. Le réseau social autorisait en effet la collecte de données à l’époque des faits. Face au scandale Cambridge
Analytica, le PDG de Facebook Mark Zuckerberg a ainsi déclaré : « Il y a une rupture de confiance entre Facebook et ceux qui partagent leurs données avec nous et qui s’attendent à ce que nous les
protégions. Nous devons réparer cela ». Il a toutefois expliqué que depuis 2014, la « faille » qui a permis d’aspirer autant de données est en partie colmatée : le réseau social avait alors pris la décision d’interdire la collecte des données des amis d’un utilisateur par une application. Sans avoir pour autant demandé des comptes aux entreprises (comme Cambridge Analytica) qui avaient pu le faire. Pour ne pas avoir protégé les données personnelles de ses utilisateurs, Facebook a été condamné, en octobre 2018, à 500 000 euros d’amende au Royaume-Uni.

30 millions de comptes facebook ont été piratés en septembre 2018

Alors que l’affaire Cambridge Analytica avait écorné l’image de Facebook, la société de Mark Zuckerberg a connu une nouvelle fuite de données en annonçant, le 28 septembre 2018, que près de 30 millions de comptes Facebook avaient été piratés par des auteurs inconnus à ce jour. Et parmi ces 30 millions de comptes, environ 3 millions concernent des Européens. À la suite de la révélation de cette faille de sécurité, l’Irlande, siège de Facebook en Europe, a ouvert une enquête pour le compte de l’UE pour savoir si le réseau social a « mis en place les mesures techniques et organisationnelles appropriées pour assurer la sécurité des données personnelles ». C’est une première en Europe, depuis le vote du règlement européen sur la protection des données (RGPD), censé mieux protéger les données personnelles.

Vincent Coquaz, journaliste formateur CLEMI
 



5 : questions


Q 2 : Qu'est-ce-que l'entreprise Cambridge Analytica ? Que reproche-t-on à cette entreprise ?

Q 3 : En vous aidant des vidéos et du document 3, décrire par un schéma + mot-clés le cheminement du captage des données personnelles jusqu'à l'influence ciblée sur un résultat d'élection.

 



6 : lecture complémentaire d'un article issu du web

[« Christopher Wylie, né le 19 juin 19891 à Victoria 2, est un lanceur d'alerte canadien, ancien directeur de recherche à Cambridge Analytica.
En 2018, il transmet des documents au journal The Guardian. Ces documents décrivent certaines méthodes de Cambridge Analytica et notamment l'usage de données personnelles privées de 50 millions de comptes d'utilisateurs Facebook, que Cambridge Analytica n'aurait pas dû détenir et encore moins utiliser. Ces données auraient été utilisées pour optimiser certaines des campagnes politiques au cours de l'élection présidentielle américaine de 2016. L'action de Christopher Wylie est à l'origine du scandale Facebook-Cambridge Analytica.
Lors d'une rencontre avec un comité parlementaire britannique le 28 mars 2018, il déclare que « Sans Cambridge Analytica, il n'y aurait pas eu de Brexit » ] source : wikipedia



 



7 : questions

Q 4 : quelles élections ou quels votes ont été influencés par l'utilisation abusive des comptes Facebook ?

Q 5 : qu'est-ce qu'un lanceur d'alerte ?

Q 5-1 : actuellement, les lanceurs d'alerte Français sont-ils protégés par la loi ?

Q 6 : Citez 2 lanceurs d'alerte Français impliqués dans d'autres domaines que la politique. Qu'ont-ils dénoncé ?
-
-
-
-
-
Q 7 : Donnez 4 mots-clés décrivant les sujets traités durant cette séance


 



8 : outils

télécharger le vidéogramme 1 : Affaire Cambridge Analytica : pourquoi c'est grave pour Facebook et ses utilisateurs ?

télécharger le vidéogramme 2 : Comment Facebook peut influencer le résultat d'une élection ?

télécharger le texte : Quand les données personnelles s’échappent : l’affaire « cambridge analytica (pdf, 2 pages)

télécharger l'article wikipédia (pdf, 1 page)


télécharger le corrigé (pdf, 2 pages)

télécharger la ressource (pdf, 6 pages)

 
 
 
 
auteur(s) :

Catherine COURRAUD, professeure-documentaliste, Lycée La Colinière Nantes
Emmanuel MELU, Lycée La Colinière Nantes

information(s) pédagogique(s)

niveau : tous niveaux

type pédagogique : connaissances, démarche pédagogique

public visé : enseignant

contexte d'usage : classe, espace documentaire

référence aux programmes :

haut de page

documentation - Rectorat de l'Académie de Nantes