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Goncourt des Lycéens 2009 à Bergson : des écrits d'élèves

mis à jour le 30/11/2009


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Engagés dans l'aventure du Goncourt des Lycéens en 2009, les élèves de 1ère Lb d'Astrid Leroyer ont lu, bien sûr, et écrit aussi. Morceaux choisis...

mots clés : lecture critique, lecture, prix littéraire, Goncourt


lettre de motivation : pas facile de gérer l'urgence...

 
Un lundi après-midi, notre professeur de Français nous a appris que notre  proviseur ne nous avait pas fait parvenir un mail. Ce dernier disait que, pour aller à Rennes il fallait envoyer une lettre de motivation avant le jeudi de la même semaine.
Tout de suite, j'ai pensé que c'était fini. Adieu Rennes et la rencontre avec les écrivains ! Puis est arrivée la situation d'urgence. Il fallait faire notre production écrite avant jeudi. Alors un sentiment d'injustice m'a envahie. Les autres élèves eux, avaient un mois pour faire quelque chose de bien fini, avec une belle présentation... Alors que nous, seulement trois jours. On a commencé par réfléchir à ce qu'on allait mettre dans notre création. Seules de banales idées me sont venues à l'esprit. Je me suis donc proposé d'écrire les pensées des autres au tableau pour voir ce que eux, avaient trouvé. A mon grand soulagement, le tableau s'est rempli rapidement. Il a fallu ensuite organiser ces idées par thème et par ordre de parution dans la lettre. Je trouve que ça s'est fait assez vite et tout le monde était assez d'accord sur la façon de procéder.
Le mercredi, nous avons rédigé la lettre. Les autres lecteurs du prix Goncourt avaient une longueur d'avance sur nous. La compétition était vive : il fallait faire mieux que les autres en un laps de temps réduit. C'est ce qui, à mon avis a motivé certaines personnes de notre classe qui ont participé activement à la conception de la lettre. Mais pour moi, c'était la défaite assurée. Je n'avais pas d'idée, l'inspiration me manquait. Malgré cela, tout s'est enchaîné, et à la fin des deux heures notre production pleine d'humour et bien écrite a été tapée au C.D.I. par des élèves très investis. Maintenant, c'est terminé, le mail est envoyé, et j'attends avec impatience le résultat tout en restant sceptique sur la présence ou non d'une réponse positive.

Fanny
Quand j'ai su qu'il nous restait à peine quelques jours pour écrire cette lettre de motivation, j'ai cru pendant un moment qu'il n'y avait plus aucune chance pour aller à cette rencontre de Rennes. Mais on n'a pas baissé les bras, on fera cette lettre ! Au début, c'était un peu confus, les idées ne venaient pas, et il ne nous restait que trois jours. L'heure est passée vite, et nous n'avions trouvé que les motivations. J'étais stressée ; faire une lettre de motivation en moins de trois jours, cela me paraissait impossible.
Les jours passaient, et Mercredi, nous avions rassemblé toutes nos idées. Le début de la lettre était dur, on ne savait pas comment commencer pour expliquer notre retard, puis pour enchaîner sur nos motivations, sur nos idées pour les convaincre... la lettre avançait doucement. Mais au cours de l'heure, une idée arrivait par là, puis une autre par ici, et enfin elles fusionnaient !! L'espoir d'être retenus parmi les quatorze classes revenait. Une fois le brouillon fini, direction le CDI, pour taper cette lettre. Quelques instants nous restaient pour la finir. C'est grâce à deux d'entre nous, qui ont accepté de prendre en charge la fin, que la lettre s'est finie à merveille. Ce fut un grand soulagement.
Maintenant, il ne reste plus qu'à attendre la réponse ; croisons les doigts !!

PS - Incroyable ! Extraordinaire ! Gigantesque ! Nous sommes sélectionnés !!

Elodie
 

Affiche du Goncourt des Lycéens 2009

Lorsque j'ai appris que nous n'avions plus que trois jours pour faire notre lettre de motivation je suis passée par plusieurs sentiments.
    Tout d'abord je fus surprise par cet oubli de communication qui était quand même de taille importante car j'aurais aimé avoir plus de temps pour faire cette lettre. (Ce n'est pas que notre lettre faite aujourd'hui ne soit pas géniale mais cela aurait été moins stressant). En parlant de stress, c'est exactement ce que j'ai ressenti par la suite, une montée d'angoisse et un tourbillon de questions telles que «  vont-ils nous sélectionner ? » «  Notre lettre sera-t-elle à la hauteur de leurs espérances vu le retard que nous avons pris ? » ; « Saurons-nous, nous démarquer des autres classes participantes ? » etc.
Puis je fus enthousiaste et je me suis alors dit que c'était en réalité sûrement une chance car j'étais deux fois plus motivée. Je ne voulais pas passer à côté d'une expérience unique.

Klarisse
L 'annonce a retenti en moi comme le glas même du désespoir. Je redoutais le pire. Pour moi, tout était perdu. J'avais beau croire en notre potentiel, trois jours me paraissaient trop peu pour que l'on puisse rédiger une lettre de motivation suffisamment convaincante aux yeux de l'association Bruit de Lire. J'ai tout de même réfléchi aux quelques possibilités qui pouvaient s'ouvrir à nous ; nous devions écrire une lettre pertinente, où des arguments de tout genre feraient leur apparition parmi les mots. Et les idées sont d'ailleurs venues d'elles-mêmes. Mes camarades étaient très actifs, malgré le stress qui les a sûrement gagnés ; on voyait dans leurs attitudes qu'ils gardaient, inconsciemment peut-être, espoir... Même si certains étaient, bien entendu, plus pessimistes que d'autres. Nous avons donc noté les quelques idées que nous avions eu, et je suis rentrée chez moi en étant plus rassurée. Car finalement, tout s'est plutôt bien passé, pour une classe qui ne possède que trois heures de cours pour rédiger une lettre ! Le soir-même, je réfléchissais à la façon dont la lettre pourrait être écrite. Mais j'étais loin d'imaginer que le résultat de nos efforts seraient si brillants !
 
Effectivement, les deux heures qu'il nous restait, et auxquelles nous avons assisté deux jours plus tard, n'ont pas arrêté notre imagination. Il nous restait que peu de temps mais nos idées fusaient, comme si nous étions subitement pris d'un enthousiasme fou, accompagné d'une immortelle imagination. Nous vivions, à ce moment-là, les derniers instants dont nous bénéficiions pour rédiger la lettre. Quelques élèves étaient plus motivés que d'autres, ou peut-être avaient-ils simplement plus d'idées. Peu importe. L'essentiel est que nous sommes parvenus à nos fins. La métaphore filée de la cuisine a été bien recherché, à vrai dire, nous y avons mis du coeur. J'ai d'ailleurs, pour ma part, trouvé cet aspect de la lettre intéressant, car, qui parmi les autres lycées, aurait pensé à utilisé une telle ironie pour rendre la lettre plus agréable à lire ? Oh certes, je ne doute pas du fait que beaucoup de compétiteurs ont utilisé la métaphore, mais la nôtre était tellement créative que j'en avais faim !... Même s'il n'était pas bien tard. De plus, la professeur de Lettres, Madame Leroyer, a été d'une grande aide ! Aussi motivée que ses élèves, elle a participé à l'écriture de la lettre, comme si l'enjeu en était primordial ( il l'est, bien entendu ! ).
 
PS - Finalement, nous sommes retenus pour Rennes. J'ai bien envie de dire que je regrette de ne pas avoir cru en notre potentiel, car notre lettre a suffi à convaincre l'assossiation Bruit de Lire. J'espère seulement que nous serons à la hauteur de leurs espérances. ( Nous le serons, bien sûr ! Comment en douter ?! ).

Justine
 

chroniques d'une balade nantaise


Le vendredi après midi, nous sommes allés à Nantes pour rencontrer quatre écrivains. Nous avons mangé notre pique-nique en quinze minutes puis nous sommes partis dans un minibus. Pendant le trajet, nous avons tous lu notre livre.
Une heure plus tard, nous sommes arrivés à Nantes où il y avait une manifestation des agriculteurs. Nous nous sommes dirigés vers le cinéma que j'ai trouvé magnifique. Une fois à l'intérieur nous avons été dans la salle sept. C'était une salle bondée. Il n'y avait presque plus de place. Seul le premier rang était inoccupé. Nous avons donc investi cette rangée.
La fille de la Fnac de Rennes a procédé à l'appel des classes. Étant les premiers appelés, nous avons seulement levé les bras contrairement aux autres classes, qui elles, se sont levées et ont crié le plus fort possible. Puis, on nous a appris que le train des auteurs avait du retard. Nous avons donc patiemment attendu. Environ dix minutes plus tard, ils sont arrivés sous une horde d'applaudissements.
David Foenkinos fut le premier à parler. Il expliqua avec beaucoup d'humour la signification de son titre, la gravité du sujet et l'importance du prénom des personnages. Nous avons pu remarquer que c'est un homme (et non une femme) très cultivé.
Sorje Chalandon fut le second. Il commença par une petite chanson  car oui, il chantait pour oublier la guerre. Il expliqua qu'il est devenu auteur « pour faire partager la douleur d'un enfant bègue ». Lorsqu'il commença à parler de résistance, il fut submergé par l'émotion et ses yeux se mirent à briller. Il révéla que s' il avait écrit ce livre c'était pour que la personne qui lui a menti sache qu'il savait. Cet homme hanté par le doute est une homme vrai qui a une histoire à raconter. Il ne put cependant pas nous dire tout ce qu'il voulait car il fut coupé par le temps. En tout cas, Sorj eChalandon m'a donné envie de lire son livre.
Jean Michel Guenassia fut le troisième. J'ai été très déçue par sa prestation. Il répondait aux questions sèchement et paraissait indifférent au prix Goncourt des lycéens. Parfois même il ne répondait pas correctement à la questions posée. Son livre que je trouvais assez bon a baissé dans mon estime.
Et pour finir, ce fut Véronique Ovaldé qui prit la parole. Je l'ai trouvée très intéressante. On voyait qu'elle était heureuse d'être là. Elle nous a parlé de son roman tout en se souciant de bien répondre aux questions posées. C'est une femme dynamique et forte. Je trouve qu'on la reconnaît bien dans son livre. Elle ne m'a pas déçue, au contraire. Elle fut pressée par le présentateur et dut donc terminer hâtivement. Je fut très déçue de cette fin brève car j'aurais aimé l'entendre plus parler.
Nous avons eu la chance d'être au premier rang car grâce à ça, les dédicaces se sont faites rapidement.
A notre sortie nous avons eu la surprise d'avoir un croissant et un pain au chocolat. J'ai trouvé ça très sympathique de la part de la Fnac.
Nous sommes ensuite repartie en minibus, et j'ai cru que nous n'allions jamais sortir de Nantes à cause des manifestations. Mais nous y sommes quand même parvenus et nous sommes arrivé à Angers vers dix-neuf heures.

Fanny
 
Que dire sur cette rencontre ! Sûrement que de bonnes choses. Quoi que... Tout d' abord, la journée a commencé d'une façon assez... banale. Se lever pour aller en cours est une chose parfois bien déprimante, mais cette fois-ci, nous avions, pour une raison bien précise, été pris d'un enthousiasme fou ! Pour ma part, j'ai trouvé cette matinée chargée en émotions. Certes, je ne m'attendais pas non plus à ce que ce soit plus différent que pour les autres jours, mais l'annonce de la professeur de Lettres en début de cours m'a tout de même bien choquée ! Oui, cette journée sortait de l'ordinaire. Car non seulement un incroyable après-midi nous attendait, mais en plus de cela, nous avions, inconsciemment bien entendu, attiré les foudres d'un autre Lycée ! Car celui-ci n'appréciant pas notre enthousiasme fou, avait, par le biais de leur documentaliste, exprimé leur dégoût envers notre simple et innocent "Nous sommes les Meilleurs". N'avez-vous donc jamais prononcé ces mots ? J'en doute. Peu importe.
 
J 'ai trouvé, cependant, l'après-midi assez court. Les deux heures qu'il nous fallait pour l'aller, et le retour ont pris trop de place dans notre "emploi du temps". Mais bon. Il faut dire que je ne suis pas déçue. Ainsi, je vous dirai que David Foenkinos est l'auteur que j'ai le plus apprécié. Avec sa touche personnelle d'ironie, il a su répondre à nos questions d'une facilité impressionnante. ll ne semblait pas du tout troublé par les regards attentifs de tous ces lycéens qui l'entouraient. Au contraire ! Il semblait y prendre du plaisir, car, combien de fois nous a-t-il fait rire ?
 
Sorj Chalandon, lui, est un homme incroyablement respectable. J'ai apprécié (et pas qu'un peu !)  sa façon de nous parler, sa façon à lui de nous dire les choses. Je voyais dans ses yeux une lueur étrange, que l'on ne voit pas chez tout le monde. Étant à quelques centimètres de lui, au premier rang pour tout vous dire, j'ai vu les larmes venir. Car, dès les premiers mots qu'il nous a adressés, il semblait ému. A tel point que j'en avais mal au cœur. S'il avait pleuré, j'imagine que j'aurais eu du mal à ne pas le suivre dans son mouvement émotif.
 
Quant à Véronique Ovaldé, je la trouve extrêmement pétillante ! Elle est sympathique, admirable. Son enthousiasme se fait d'ailleurs bien vite ressentir ! Dommage que nous n'ayons pas eu le temps de lui poser plus de questions, car cela aurait pu être intéressant ! D'autant qu'il s'agit là, d'une romancière, mais aussi d'une éditrice !
 
Par contre, je dois avouer que j'ai trouvé Jean-Michel Guenassia passif, froid. Je ne saurai pas véritablement expliquer pourquoi, mais j'ai senti qu'il n'était pas très enthousiaste à l'idée de répondre aux questions des Lycées ayant lu son propre roman. Ses réponses étaient froides, et il semblait y mettre un ton sec ( N'est-ce pas un pléonasme ?). Mais peu importe. La journée a tout de même été remarquable, inoubliable. A présent, attendons Rennes ! ( Et avec beaucoup d'impatience. C'est le cas de le dire !).

Justine
 
 Les élèves de Bergson à NantesGoncourt des lycéens 2009 
 Goncourt des lycéens 2009Goncourt des lycéens 2009 
Goncourt des lycéens 2009
Goncourt des lycéens 2009
 
 C'était une agréable journée. Nous sommes arrivés aux alentours de 13h au cinéma Gaumont de Nantes. Déjà, j'étais impatiente de rentrer et de découvrir toutes les autres classes. Et lorsque nous sommes rentrés dans la salle, déjà presque tout le monde étaient là. Je me suis dit, « on ne pourra pas se retrouver tous ensembles il n'y a plus trop de places » Et finalement, à mon grand étonnement, si, et au 1er rang !
      L'ambiance était au rendez-vous, tout le monde attendait avec hâte et excitation les auteurs qui étaient en retard. Le journaliste appelait les classes pour savoir si le compte y était.
A l'appel de leur, nom chaque classe criait, et comme nous sommes 16 la portée de nos voies était inférieure. Ce que je n'ai pas trop apprécié, c'est d'avoir entendu le lycée du rang de derrière dire : « ils ont l'air ridicule ! ». Mais bon, nous, on va à Rennes !
          Lorsque les auteurs sont enfin arrivés, le public a longuement applaudi, puis c'est David Foenkinos qui a été questionné le premier. Il était très à l'aise et nous a fait rire de par sa façon d'être, sa bonne humeur et puis sa personnalité. Il a de l'humour Il a laissé place à Sorj Challondon, cet homme de petite taille mais animé d'un si grand sentiment de Résistance : il nous a captivés, subjugués, il n'y avait plus un bruit, seule la parole de cet homme. Il avait un message à faire passer. J'ai beaucoup aimé son intervention. Cela m'a donné envie de lire son livre. Mais au contraire j'ai été déçue par celle de Jean-Michel Guenassia, il ne paraissait pas si enthousiaste d'être là. Son intervention ne m'a pas passionner alors qu'on m'avait conseillé de lire son livre mais je n'en ai maintenant plus trop l'envie. Mais peut-être était-il moins habitué que  les autres auteurs à ce genre de rencontres. Véronique Ovaldé  fut la dernière à être questionnée elle est aussi       l'éditrice de Guenassia. J'ai trouvé dommage qu'il ne restât plus assez de temps car elle avait des choses intéressantes à nous dire. Elle paraissait enchantée d'être là.
        Nous sommes repartis avec un petit goûter donné par la Fnac, c'était bien avenant. Au retour nous avons échangé nos impressions dans le bus, dont le chauffeur a  bien réussi à  nous  sortir de Nantes en grève. Ce qui n'était pas gagné ! Cette journée restera un beau souvenir de ce Prix Goncourt des Lycéens 2009, c'était la première fois que je rencontrais des écrivains, et de si près ! J' ai vraiment apprécié cette après-midi hors du Lycée.

Paola B.
Vendredi 16 octobre. Il est 12h30 lorsque nous avons découvert notre mini-bus après avoir mangé sur le pouce. Direction : Nantes ! Une rencontre au Gaumont  avec quatre auteurs. Nous voila donc partis pour environ deux heures de route: on en profite pour avancer dans nos lectures ou pas... Nous sommes arrivés à destination. Une dame nous a montré le chemin qui mène à la salle, nous n'étions pas les premiers ! La salle était presque pleine, nous nous sommes avancés jusqu'au premier rang. La responsable de la Fnac a pris la parole et nous a expliqué que les auteurs auraient un peu de retard (il fallait s'en douter...). Elle a fait l'appelle nous fûmes les premiers à être appelés, nous avons levé timidement la main du haut de nos treize élèves (en effet nous en avions perdu trois, partis en Espagne), passent les suivants et c'est alors que nous avons entendu une horde de cris  manifestent leur présence... euh... nous nous somme sentis tout petit à ce moment-là mais, bon, nous avons pris notre revanche par la suite. Après l'appel, un journaliste ... enfin... je crois (monsieur n'a pas pris la peine de se présenter) nous a parlé des livres en nous demandant ceux qu'on avait préférés.  On s'est regardé surpris, et nous avons demandé à notre professeur : « Je croyais qu'il n'avait pas le droit de nous demander ça ? » Nous avons boycotté le vote (nous étions les seuls).Les auteurs sont enfin arrivés sous l'ovation du public. La représentante de la Fnac nous les a présentés et nous a aussi présentés(c'est à ce moment-là que nous nous sommes rattrapés). Nous avons donc pu mettre des visages sur ces noms. Voici leur portrait robot : David Foenkinos, homme, la trentaine,type européen, de taille moyenne,les yeux marron, les cheveux  bouclés, un bouc, des lunettes, le tout noir.
Véronique Ovaldé, femme, la trentaine,type européen,de taille moyenne,les yeux vert-orange(magnifiques),les cheveux au carré, châtain foncé.
Sorj Chalandon, homme, la cinquantaine, type européen,de petite taille, les yeux bleus gris,les cheveux gris et blancs.
Jean-Michel Guenassia, homme, la soixantaine, type européen, de grande taille, les yeux bleus pâles, les cheveux presque inexistants, blancs.
La rencontre a donc débuté par David Foenkinos, qui a joué le jeu à fond, il nous a fait  rire. Nous avons  appris qu'il construisait son histoire autour du titre et des personnages: pour lui le nom des personnages est très important. David Foekinos fut précédé de Sorj Chalandon. C'est un écrivain engagé. Il a écrit pour une personne, en particulier, mais qui n'a pas compris son message. Lorsqu'il nous a parlé de son livre il était très ému, il avait les larmes aux yeux, il a transmis a toute la salle son émotion. Puis Jean-Michel Guenassia qui lui n'a pas assez joué le jeu à mon goût... Il a mit six ans à écrire son livre. Ils ne considèrent pas Sartre et Kessel dans celui-ci comme des personnages mais comme des silhouettes. Nous avons également appris que le personnage principal n'est pas Michel mais Sacha. La séance s'est clôturée sur des chapeaux de roues avec Véronique Ovaldé, qui en plus d'être auteur, travaille chez Albin Michel, elle a donc lu le livre de Jean-Michel Guenassia édité dans la même édition. Son livre Vera Candida a été inspiré par des faits divers en Amérique à la frontière entre le Mexique et les Etats Unis où des femmes étaient violées et disparaissaient sans que personne n'y fasse attention.
Nous avons ensuite pu faire dédicacer quelques livres, moi ce fut La Délicatesse. C'était la fin, nous sommes sortis de la salle, où nous avons reçu un goûter de la part de la Fnac, puis du cinéma et enfin de Nantes grâce à notre chauffeur qui nous a extirpés de la manifestation en retard, nous arrivâmes au lycée à 19h.
Belle après-midi,riche en émotions avec Sorj Chalandon qui fut la bonne surprise de la journée, David Foekinos qui nous a amusés, Véronique Ovaldé qui était dynamique. Par contre la déception de journée, ce fut Jean-Michel Guenassia, je m'attendais à plus de sympathie. L'auteur n'est pas à la hauteur de son livre.

Manu
 
contributeur(s) :

Astrid Leroyer, professeur de lettres

information(s) pédagogique(s)

niveau : Lycée tous niveaux

type pédagogique : production d'élève

public visé : enseignant, élève, parent

contexte d'usage : classe

référence aux programmes :

ressource(s) principale(s)

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Chaque année, des classes de lycéens participent au Goncourt des Lycéens en relation avec les magasins FNAC de proximité (Angers, La Roche S/Yon, Le Mans, Nantes).
lecture, jury littéraire, lecture critique, prix littéraire
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