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les élèves du lycée Jules Verne (Nantes) participent aux rencontres Goncourt 2011 à Nantes

mis à jour le 22/11/2011


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Le 18 octobre 2011, la FNAC de Nantes a organisé les rencontres de la région Sud-Ouest avec neuf des auteurs de la sélection. Les élèves de 1ère L du lycée J. Verne y ont participé, avec  Béatrice Clergeau, leur professeur de Lettres et  Claire Daguenet, professeur documentaliste.

mots clés : Goncourt, prix littéraire, jury littéraire, lecture critique, lecture


les écrivains devant les élèves


Carole Martinez, femme sympathique, élégante avec son chignon; Lionel Trouillot, petit et âgé, on ne distinguait pas très bien ce qu'il disait; Morgan Sportès très décontracté, cheveux en bataille; Ali Magoudi l'air sévère avec ses lunettes; Simon Libérati détendu, une barbe et des cheveux mi-longs; Emmanuel Carrère  différent des autres, très simple; Sorj Chalandon  un homme grisonnant et révolté; Foenkinos  l'un des plus jeunes, des cheveux frisés noirs; et pour finir, Carole Martinez une femme drôle avec une belle chevelure, et souriante.
Carole Martinez nous a confié qu'elle s'est inspirée de faits historiques et de légendes. Elle nous a raconté longuement comment lui est venue la conception de son château : c'est un jour dans une brochure qu'elle l'a trouvé, un château en tuffeau. Elle nous a expliqué sa forme grâce à un livre et une bouteille d'eau qu'elle avait dans son sac. Carole Martinez nous a aussi confirmé que son roman reflète une critique de la femme dans la société médiévale et que c'est un siècle qui baigne dans le sacré. Elle était très à l'aise, spontanée et enthousiaste. Son discours était vivant et je l'ai beaucoup apprécié.
Pauline B.



 



photos des élèves-Goncourt
Les élèves devant le Gaumont








Dans le Gaumont

Léna C.  : S.Liberati

Lors de cette rencontre, Simon Liberati, auteur de Jayne Mansfield, 1967, m'a réellement étonnée. N'ayant pas tellement apprécié son roman, que je trouvais assez fade, je me suis alors retrouvée face à une personne extrêmement intéressante et passionnée par son sujet; Il ne cache pas s'être aidé d'internet et de ne pas s'être déplacé en Nouvelle Orléans. Son travail d'analyste à partir de cette photo, cette enquête qu'il a menée est très impressionnante. Il donne une vision agréable de Jayne Mansfield, paradoxalement à ce que j'ai pu comprendre dans son roman

Adrien C. :  S. Chalandon

Cette fois c'est Sorj Chalandon qui va s'assoir sur le siège, laissé son précédent confrère écrivain, derrière une table en verre, devant une assemblée d'adolescents dont il ne sait rien. Il porte un blouson de cuir ouvert, mais ne porte pas de casquette molle... Les questions démarrent : « Jusqu'où va l'imaginaire de cette histoire ? » Et c'est parti pour une réponse vibrante d'émotion, la présence de l'auteur commence à emplir la salle. « Tyrone est un personnage que j'ai inventé, il est à la fois Denis, mes potes, et moi. Il ne se faisait pas battre par son père... » « Pourquoi avoir choisi d'écrire ce livre? » « Ce livre est accidentel, je ne l'ai jamais voulu... J'avais déjà écrit un livre pour comprendre, et parce que je pensais que cela me soulagerait, mais ça n'a pas suffi. Et puis vous savez, il y a beaucoup de personnes qui reprochent à l'IRA de ne pas avoir tourné la page. Mais avant de tourner la page il faut la lire, même si elle est sanglante, même si elle est violente, même si elle est dure à lire. » Déclenchant un tonnerre d'applaudissements... « J'ai pleuré quand il a trahi, j'avais les yeux secs quand il est mort »

Camille D.  :  C. Martinez
Lorsque j'ai entendu mon nom résonner dans la salle, suivi de ma ville, la pression qui était déjà très présente s'est accentuée dans tout mon être. Seulement, une fois le micro en mains, ce fut comme si la magie de Carole Martinez avait opéré. J'étais fière de me lever et de lui poser ma question, cette question sans réponse, mais qui allait bientôt en avoir une.
Quel plaisir de sentir dans sa voix et dans sa façon d'être une joie, une exaltation et une grande motivation. Pour toutes les questions, elle répondait clairement tout en détaillant au maximum ses réponses si bien construites et tellement passionnantes!
Par ses paroles j'ai appris comment elle s'était tant investie pour écrire son roman, combien elle était passionnée, et combien de coïncidences (comme celle de son château) s'étaient produites  lui donnant plus de forces pour se mettre à l'œuvre.
Son roman ne fait que 200 pages, mais elle s'est tellement investie, renseignée et instruite des légendes comme « la fée verte » ou « Gauvain » et des faits historiques comme les messages que les recluses s'envoient grâce aux pèlerins ou comme la croisade d'Henri IV ou comme son château.
Grâce à elle j'ai appris que lorsque l'on commence à écrire un roman, on ne peut jamais savoir comment il va se finir, et ce, même si l'on a déjà tout imaginé.
De plus, j'ai découvert son œuvre sous un autre aspect, beaucoup plus philosophique que je ne le pensais. En effet, la religion était pour moi le thème principale du roman, mais il se trouve que c'est la femme et la maternité qui trônent au sommet.
Pendant cette rencontre, elle a su se rendre intéressante et monopoliser l'attention tout en restant elle même et en s'investissant dans cet échange.
Quelle joie de l'avoir rencontrée!


 

des questions à D. Foenkinos

Qu'est-ce qui caractérise le  lien entre les différentes générations qui marquent le roman ?
Le basculement entre les générations, la vieillesse et la jeunesse est un moyen de vivre la mémoire, de ne pas oublier les personnes âgées, particulièrement son grand-père, qui l'a beaucoup marqué.
Pourquoi le roman comporte-t-il une image très négative des maisons de retraite ?
David Foenkinos explique qu'il n'était pas forcément d'accord avec l'affirmation de l'élève, que pour lui, à l'époque où ses grands-parents étaient en maison de retraite, c'étaient des lieux pleins de fantaisie, de vie.
Pourquoi tant de citations ?
Les citations et les anecdotes sont pour lui un moyen de se souvenir de son passé, de ne pas l'oublier, ils constituent un autre point de la mémoire.
Pourquoi le roman parle-t-il davantage de la grand-mère que du grand-père ?
La grand-mère porte plus l'envie de vivre que son grand-père, et qu'elle a été obsédée par la blessure de son enfance, et qu'en conséquent le roman s'attarde sur elle.
Pour moi, la question la plus intéressante fut la dernière, où un élève s'intéressa à ce que l'écriture de ce roman en particulier lui a apporté. Il nous expliqua que dans
"Les Souvenirs", c'est la première fois qu'il parlait de lui-même dans un de ses romans car avant, il était incapable d'évoquer des sujets personnels. Cela lui a apporté un grand changement ainsi qu'un soulagement, puisqu'il a pu parler de choses qui le concernaient.
Même si je n'avais pas lu son roman ses réponses m'ont données envie de le lire afin de découvrir sa famille et les péripéties qui tournent autour. David Foenkinos est une personne très intéressante, tout particulièrement pour les raisons qui l'ont poussé à écrire ainsi que sa vision des personnes âgées.
Charlotte S.



 

imagination et création sous la plume des élèves aussi...


Les rencontres ont donné lieu à une écriture d'invention dont la consigne était la suivante : Un personnage d'un des romans surgit de l'assistance et s'adresse à son auteur....


Adrien C.

La rencontre avec les auteurs se passe dans le Gaumont, dans une salle réservé pour l'occasion. Chacun son tour, les auteurs s'assoient derrière une table en verre, où ils répondent aux questions des différentes classes, un peu maladroites.
    C'est au tour d'Emmanuel Carrère, l'auteur de Limonov, de venir s'assoir pour répondre aux questions naïves des lycéens. Ils commencent par demander l'avis de l'auteur sur Limonov, si pour lui il est un héros ou un anti-héros, question un peu inutile puisque l'auteur s'est donné du mal a expliquer dans son livre qu'il ne savait pas quoi penser de lui, qu'il lui semblait parfois affreusement détestable, mais certaines fois l'inverse. C'est alors que  Limonov sort de l'assemblée et chuchote à M. Carrère : « Tous des trouffions d'bourgeois » en russe, tout en déposant sur la table une bouteille de vodka jusqu'alors cacher dans un blouson de cuir noir, ainsi que des verres. Il continue et dit, « je t'avais dit que ça les choquerait, t'auras pas le prix d'ailleurs. Tiens, regarde. J'ai ramené un p'tit cadeau. » Le présentateur, jusque-là agréablement surpris de la présence d'un tel homme, se tortilla et bégaya : pas devant des lycéens voyons. Le poète « politiquement incorrect » lui sourit, le laissant pantois. Puis il s'adressa à l'assemblée dans un très bon français et avec une aisance troublante : « Excusez-moi, je ne me suis pas présenter, je suis Edouard Limonov. Je n'avais pas prévenu M. Carrère de ma présence, car il était loin d'être prévu que je vienne. Et vous avez beaucoup de chance que je sois là. » Il s'assit à côté de l'écrivain et poursuivit, servant trois verres de vodka bien remplis. Provoquant la gêne du présentateur qui bégaya de nouveau : « stop merci » lorsqu'il le servit. Edouard feinta d'abord de l'ignorer, puis dit en russe : « c'est pas avec  ça que vous aurez un zapoï », laissant chacun dans l'incompréhension, mis à part E. Carrère, qui sourit. Enfin, Limonov laissa la parole à  son voisin, qui put répondre à la question de la jeune fille maladroite, au fond de la salle.

Suite des travaux d'écriture sur la plate-forme Goncourt

  




E. Carrère
 
auteur(s) :

béatrice clergeau

information(s) pédagogique(s)

niveau : Lycée tous niveaux, Lycée professionnel tous niveaux

type pédagogique :

public visé : enseignant, élève

contexte d'usage : sortie pédagogique

référence aux programmes :

ressource(s) principale(s)

GDL08.gif participer au Goncourt des Lycéens 20/11/2017
Chaque année, des classes de lycéens participent au Goncourt des Lycéens en relation avec les magasins FNAC de proximité (Angers, La Roche S/Yon, Le Mans, Nantes).
lecture, jury littéraire, lecture critique, prix littéraire

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