Journal de bord

LE REGARD DU PLASTICIEN

        "Lorsqu’on voit pour la première fois cette image on a l’impression que les couleurs n’ont pas été travaillées. En effet, la peinture paraît assez lisse, posée en aplat. Mais en la regardant de près, on aperçoit de nombreuses nuances de couleur sur toute sa surface. En particulier les ombres, gris anthracite, gris brun, gris ardoise, bleu nuit, vert émeraude, vert olive et bien d’autres couleurs foncées, varient en fonction de chaque élément où elles se trouvent. Ces ombres qui occupent une très grande partie de l’image, contrastent fortement avec la lumière jaune pâle, proche du blanc provenant du plafond du bar. Celle-ci éclaire et transforme les couleurs des chapeaux, des vêtements des personnages au niveau de leurs épaules et de leurs bras. Elle modifie aussi les couleurs du mobilier et se propage dans la rue où l’on observe sur le sol cinq à six nuances claires fondues les unes dans les autres grâce aux traces du pinceau.

        Les ombres et les lumières juxtaposées donnent du relief aux personnages et au décor. Elles structurent l’ensemble du tableau, et traduisent également l’impression de profondeur."

 

Jeudi 13 janvier : "Un bar dans la nuit"

        "C'est la nuit. La ville est déserte. Seul un café, situé à l'angle de deux rues, est éclairé par une lumière crue qui vient du plafond mais qu'on ne distingue pas."
Ceci est l'extrait d'un texte descriptif pour le projet organisé par les professeurs de français et d'arts plastiques. A l'aide d'un texte descriptif, nous devons réaliser la maquette d'un tableau que nous n'avons jamais vu, sauf par l'intermédiaire de ce texte descriptif, très neutre.
On peut se faire un aperçu de la scène racontée pour s'imaginer la mise ne espace de la maquette future. Bien sûr, la vision est différente selon chaque personne.
        C'est le soir, tard dans un bar. Il y a quatre personnes : un barman, de profil qui lave ses verres, deux hommes qui ne sont pas ensemble, en costume sombre avec un chapeau, l'un tient une cigarette dans sa main gauche, et une femme. Rousse à la peau claire, en robe rouge.  Elle tient quelque chose entre ses mains qu'elle regarde. Tous ont un air réfléchi et absent. Voilà une idée générale des personnages.
Je crois que c'est mieux  que l'on ne sache pas le projet exact, car sans trop de précisions, on arrive plus à choisir ce que l'on veut faire. Je n'ai aucune idée du projet final, c'est peut-être pour mieux savoir lire en texte descriptif.

Jeudi 27 janvier : les croquis

Pour le moment, on a juste fait un croquis. Je ne sais pas s'il est bon, car chacun d'entre nous se fait une image à peu près précise. L'approche du projet n'a pas évolué.

Voici mon croquis

Vendredi 28 janvier : les maquettes

    Le projet a beaucoup avancé : nous avons disposé de quatre heures, ce qui est énorme pour un programme scolaire, je trouve. La classe est très motivée. Je construis ma maquette, utilisant essentiellement du bois, et différentes sortes de cartons. Sur toutes les maquettes, on distingue des éléments en commun, mais mis en place différemment : d'après le texte (qui est le point de départ), on refait les choses de manière très personnelle, selon notre vision de la scène.

La maquette en construction
    La mise en espace est quand même assez difficile, mais le croquis effectué aide énormément : désormais, on s'aide plus du croquis que du texte et c'est un bon outil. Je pense que plus on comprend le texte, et plus le croquis est un bon repère.
    Les maquettes sont vraiment toutes différentes, et leurs tailles ne sont pas les mêmes. Les couleurs peuvent  tout changer, et les matériaux aussi.
    Par rapport à l'évolution du projet, à l'aide de la maquette, la compréhension du tableau est meilleure, mais le but final reste toujours une énigme. Pour le moment, cela ne nous gêne pas trop et personne ne s'en soucie vraiment.

 

Ma maquette (non finie)

Vacances de février

    Nous avons disposé des vacances pour terminer nos maquettes. J'ai utilisé essentiellement différents cartons et de la pâte à modeler pour mes personnages. En ce qui concerne la vitre de mon bar, j'ai pris du film plastifié que j'ai tiré. J'ai aménagé l'espace de ma maquette selon le point de vue que l'on en regardant le tableau : de l'extérieur à l'angle du café.

Jeudi 2 mars

    Nous avons ramené nos maquettes terminées puis avons fait une comparaison en prenant les critères de base (le texte descriptif) ainsi que les critères plastiques (matériaux utilisés, originalité). Chaque maquette est différente pour la mise en espace, mais je trouve les bars assez ressemblants entre eux en général.
    A la suite du travail d'observation, on a enfin découvert le tableau ! Contrairement à ce que je pensais, j'avais bien imaginé l'image et la mise en espace de ma maquette est assez cohérente avec le tableau.

Voilà ma maquette terminée et retouchée vue du dessus

Bilan du travail

    Ce projet a été intéressant, faisant travailler la réflexion et la créativité. C'est bien de pouvoir comparer le travail de chacun, sachant que l'on est tous partis de la même base. Je pense qu'on aura une meilleure logique pour mettre en idée les textes descriptifs. Le travail de la maquette nous aura obligé à être précis et concentrés. Mes difficultés concernaient surtout la construction de la maquette : toutes mes proportions n'étaient pas bonnes car une partie de mon travail était resté au collège. Malgré cela, j'ai quand même bien réussi.
    Le résultat est positif, et toute la classe aura été motivée durant le projet.
Nous avons fait une rédaction. J'ai donc écrit une rédaction dans laquelle la scène se déroule dans le café. Cliquez dessous pour lire ma rédaction.
Rédaction
        Pour conclure ce projet, nous avons eu la visite de Philippe Besson, auteur de L'Arrière-saison, livre que nous avons lu, où l'histoire se passe dans le cadre du tableau. La rencontre était très intéressante. Cliquez ci-dessous pour avoir le résumé de la rencontre
Résumé de la rencontre avec Philippe Besson