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revue de Presse - évolution humaine - année 2016

mis à jour le 01/01/2017


evolution de l'Homme-revue de presse - 2016

Cette revue de presse correspond à une lecture critique des articles sur l'évolution des hominidés parus dans certaines revues scientifiques francophones en 2016. Les articles sont classés par ordre chronologique.

mots clés : Evolution Humaine, Hominisation, Homme, hominidé, primates, préhistoire, outil, paléontologie, anthropologie


Décembre 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

décembre 2016

La Recherche N°518 p 28

Les premières migrations racontées par l'ADN

Le séquençage du génome complet de 787 personnes appartenant à 270 populations permet d'établir un scénario des migrations de l'homme moderne. Ainsi les chercheurs pensent avoir trouver la trace d'une seule grande vague de migration à partir de l'Afrique entre -100 000 et - 70 000 ans. Seules quelques populations d'Océanie porteraient la trace d'une migration antérieure datant de 120 000 ans. Ce scénario semble conforté par la reconstitution des climats africains. Quatre fenêtres climatiques plus humides sur l'Arabie, le Sahara et le Sinaï auraient permis la migration des premiers hommes modernes hors d'Afrique.

Les progrès technologiques ont permis cette étude inimaginable il y a seulement dix ans mais les auteurs de l'article ont raison de faire remarquer que ce séquençage massif comporte des lacunes. La connaissance du patrimoine génétique des africains est encore trop lacunaire. D'autre part, supposer que la diversité des humains actuels est représentative de tous les migrants anciens est sans doute audacieux car des populations ont pu disparaître sans descendance. Il faut donc continuer à s'intéresser à l'ADN ancien. Un article dont nos élèves pourront profiter bien que la légende des cartes fournies soit incomplète.

La Recherche N°518 p 25

Les grands singes savent ce que les autres savent... comme les humains

Dans cet entretien Frans de Waal revient sur la fameuse "théorie de l'esprit" qui permettrait aux humains de se différencier clairement des autres anthropomorphes. Des tests non verbaux viennent de montrer que les chimpanzés noirs, les bonobos et les orangs outans étaient, tout comme les hommes, capables d'attribuer de fausses croyances aux autres individus de leur espèce. Au passage Frans de Waal reformule la théorie de l'esprit en disant qu'il ne s'agit pas de lire dans l'esprit de l'autre mais de lire le corps de l'autre.

Un point de vue passionnant sur un sujet qui fait l'objet d'intenses débats parmi les primatologues. Notre espèce y perd encore une présumée particularité pour mieux se rapprocher des autres anthropomorphes. Notre différence serait sans doute plutôt à chercher ailleurs par exemple du côté du langage doublement articulé. Un sujet qui sans doute intéressera vivement nos collègues philosophes.

Pour la science N° 470 p 14

Une MST issue de Néandertal

La reconstruction de l'histoire évolutive du Papillomavirus indique qu'il infectait déjà l'ancêtre commun aux néandertaliens et aux hommes modernes. Les deux espèces ont ensuite été infectées par des souches différentes mais la souche qui provoque les cancers de l'utérus appelée PV16, n'est apparue chez l'homme moderne qu'après sa sortie d'Afrique entre 100 000 60 000 ans. Les chercheurs en concluent donc qu'il a été transmis à notre espèce lors du métissage avec les néandertaliens.

Une brève intéressante sur le fond mais qu'il n'est pas possible d'exploiter avec nos élèves tant le sujet est difficile sur le plan technique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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Novembre 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

novembre 2016

La Recherche N°517 p 72

Les myhthes ont aussi un arbre généalogique

La phylomémétique emprunte à la biologie évolutive une part de ses méthodes. Les grands mythes et récits sont découpés en éléments basiques analogues aux caractères de la génétique. La présence ou absence de chaque élément est noté par un ou zéro, ce qui permet de construire des matrices et donc des arbres phylogénétiques. Les deux signataires de l'article ont ainsi étudié des familles de récits comme le serpent à cornes et le mythe de l'origine de l'homme. Selon eux les arbres construits reflètent l'histoire des migrations depuis 60 000 ans c'est à dire la sortie d'Afrique des hommes modernes. Sans négliger les transmissions horizontales entre des groupes humains contemporains, les auteurs pensent pouvoir apporter des éléments à la construction d'une histoire des migrations.

Un article assez difficile à lire surtout pour nos élèves. Si l'arbre fourni en illustration est convaincant il aurait été utile de livrer quelques exemples pour montrer comment on passe d'un récit à un autre ; autrement dit de donner un exemple de codage.

La Recherche N°517 p 24

Les levures de bières ont été domestiquées tardivement

Le séquençage des différentes souches de levures utilisées pour la fabrication de la bière montre que les deux principaux groupes se rattachent aux levures de pain. L'ancêtre commun de ces trois groupes serait daté de la fin du XVI° siècle. Une période durant laquelle émergent les premières brasseries quasi industrielles dans les pubs et les monastères. Les souches actuelles, qualifiées de domestiques, ont souvent perdu la capacité de se reproduire par voie sexuée et présentent des activités métaboliques particulières.

On pourrait s'attendre à une domestication dès le néolithique, période durant laquelle les premières traces de produits fermentés apparaissent. Il n'en est rien. Les hommes de la Renaissance ne connaissaient pas les microorganismes. Cette domestication s'est donc opérée uniquement au vu de la qualité des bières produites. Un bel exemple d'une avancée technologique basée uniquement sur l'empirisme.

La Recherche N°517 p 22

Néandertal aussi aimait les bijoux

En étudiant le collagène d'ossements trouvés dans la couche châtelperronienne de la grotte d'Arcy sur Cure les chercheurs ont pu les attribuer à des néandertaliens. Les bijoux trouvés dans cette même couche sont donc l'œuvre des néandertaliens qui occupaient la grotte il y a 42 000 ans.

Bien que l'hypothèse d'une aculturation des neandertaliens par les hommes modernes reste valide, les indices d'une véritable culture néandertalienne autonome s'accumulent depuis quelques années. La méthode de datation employée, complexe, rend difficile l'exploitation de cet article.

La Recherche N°517 p 20

Les plus vieux Hameçons

Des hameçons taillés dans des coquilles d'escargots marins ont été trouvés sur l'île d'Okinawa. Ils sont datés de plus de 22 000 ans laissant penser que dès cette époque des groupes humains parvenaient à survivre longtemps dans ces lieux très isolés.

Une brève qui montre une nouvelle fois que les zones littorales ont été très propices à l'installation de populations humaines.

 

 

 

 

 

 

 

 



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Octobre 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

La Recherche N°516 p 21

La mode selon Ötzy

Cette brève prend sa source dans le même article que celle de Pour la Science.

Son intérêt est de comporter cette fois des photos.

Pour la science N° 468 p 92

L'art préhistorique a-t-il existé ?

Il est courant de considérer les auteurs d'arts pariétaux comme les peintures et les gravures comme des artistes préhistoriques. Le texte de Romain Pigeaud tente de replacer ces activités dans le contexte de l'évolution. Pour lui le statut social n'est auteurs était proche de celui des artisans. D'autre part la créativité en elle-même, qu'elle soit celle de l'artisan ou de l'artiste, semble enracinée dans le monde animal antérieurement à l'humanité. Elle conférerait un avantage évolutif à ceux qui la manifeste. Pour l'auteur le débat se recentre sur l'apparition de l'art figuratif mais là encore nous ne sommes peut-être pas les seuls à montrer cette capacité.

Les "animaux machines" chers aux philosophes du dix-huitième siècle semble bien loin. Un texte que l'on pourra conseiller à nos collègues philosophes qui doivent traiter du problème de l'art. Encore une occasion de questionner notre anthropocentrisme.

Pour la science N° 468 p 14

A quoi sert l'orgasme féminin ?

Les sécrétions hormonales provoquées par l'orgasme féminin dans notre espèce sont tout à fait similaires à celles qui provoquent l'ovulation à la suite du coït chez certains mammifères. L'orgasme féminin serait donc un vestige d'un état antérieur où l'ovulation était provoquée par l'acte sexuel. Selon les auteurs de l'étude, il pourrait jouer un rôle important dans l'attachement des partenaires.

Ce serait un bel exemple d'exaptation mais le sujet est sans doute délicat à aborder dans nos classes tant les réticences de certains sont grandes. 

Pour la science N° 468 p 12

Nos frères les Dermoptères

Encore un bienfait du séquençage de l'ADN : Les Dermoptères, animaux discrets, très difficiles à capturer et donc à étudier ont livré des séquences qui en font le groupe frère des Primates. Par la même occasion on a découvert quatorze espèces différentes alors que l'anatomie n'en avait mis en évidence que deux.

Toujours au sein des Archontes, les Dermoptères changent donc de place dans l'arbre phylogénétique. Ce qu'il faut retenir c'est l'extraordinaire puissance des séquençages pour résoudre les points obscurs de la classification.

Pour la science N° 468 p 10

Bon goût à l'âge du bronze

Le séquençage de l'ADN des cuirs et fourrures habillant Ötzi, l'homme retrouvé congelé dans les Alpes, montre que de nombreuses espèces animales étaient mises à contribution.

Encore une petite brève à propos de cette vedette. Elle n'a pour mérite que de montrer la puissance des méthodes de séquençage de l'ADN ancien.

Pour la science N° 468 p 8

Premiers Amérindiens : la voie Pacifique se confirme

Pour être tout à fait exact c'est l'impossibilité du passage par l'intérieur des terres qui est confirmée. L'hypothèse dominante jusqu'à maintenant était que le dégagement d'un corridor dans l'inlandsis couvrant la région du détroit de Behring avait permis aux représentants de la culture "Clovis" de commencer le peuplement de l'Amérique. Les études de l'ADN piégé dans les sédiments des lacs de ce corridor montre que la forêt et la faune qui permettaient aux populations de survivre sont arrivés bien après les premiers peuplements de l'Amérique du Nord. C'est donc l'hypothèse d'un passage le long du trait de côte qu'il faut donc maintenant retenir.

Voilà une application originale de la metagénomique. A partir d'une simple extraction de l'ADN, il est possible de reconstituer un biome complet. Quant à la recherche des traces du passage le long des côtes elle sera certainement très difficile car il faut considérer que toutes les zones littorales anciennes ont été noyées par la remontée du niveau océanique. Un article intéressant pour nos élèves car il montre que les migrations humaines sont étroitement dépendantes des variations climatiques.

 

 

 

 

 

 

 



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Septembre 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Aux origines génétiques de l'obésité - Pour la science N° 467 p 42

Cet article très développé de Richard Johnson et Peter Andrew apporte des éléments d'explication à ce que certains appellent la pandémie d'obésité et de diabète. Au coeur de cette explication un refroidissement climatique survenu en Eurasie il y a 17 millions d'années. Les populations d'hominoïdes peuplant alors le sud de la zone auraient souffert de disette et de famine au cours d'hivers plus secs et plus froids. Un allèle défectif du gène de l'urate oxydase aurait alors été sélectionné. L'accumulation relative de l'acide urique dans le sang aurait eu des conséquences importantes en cascade. Au premier niveau se trouvent une augmentation de la tension artérielle, de la glycémie et du stockage de triglycérides. Tous ces effets combinés aboutissent à une augmentation de la résistance à la famine. Certains qualifient cet allèle défectif de "gène d'épargne" (sic). Ce mécanisme joue un rôle important dans le métabolisme des animaux hibernants et migrateurs et le fructose semble un jouer un rôle majeur dans le stockage des graisses en inhibant l'hormone de satiété. La crise climatique s'aggravant, certains hominoïdes eurasiatique auraient gagné l'Afrique de l'Est où certains furent les ancêtres des hominidés. Le fait que tous les hominidés actuels soient porteurs du même allèle du gène de l'urate oxydase étaye fortement cette hypothèse. Dans un contexte d'alimentation modérée et pauvre en fructose la possession de l'allèle muté est un facteur de survie alors que pour une alimentation abondante et riche en fructose elle favorise l'installation de l'obésité, de l'hypertension et du diabète de type 2.

Un article très difficile à lire pour plusieurs raisons. La première étant le manque de rigueur soit des auteurs soit du traducteur. Il n'est pas agréable de lire à quelques phrases d'intervalle que les hominoïdes ont subi une certaine mutation du gène alors que les Gibbons en présentent une autre. Les Gibbons étant des hominoïdes on y perd son latin. Deuxièmement le remplacement systématique du mot allèle par le mot gène (impropre ici) crée la confusion. Le mot polymorphisme est aussi employé de façon impropre. Enfin le mode "Story telling" de l'article est à mon avis source de confusion car les auteurs mènent de front deux histoires complètement différentes. La première concerne les découvertes successives des chercheurs, la seconde celle des hominoïdes sur plusieurs millions d'années. De quoi s'y perdre. Heureusement un encadré très bien fait permet, pour peu que l'on sache le décrypter, de comprendre l'essentiel. Un article intéressant sur le fond et en particulier par les aspects nutritionnels du problème. On ne pourra malheureusement le mettre entre les mains de nos élèves.


Au moins deux origines à l'agriculture - Pour la science N° 467 p 7

Cet entretien avec Marjan Mashkour fait le point sur les hypothèses concernant l'origine de l'agriculture européenne. Trois zones du Moyen Orient peuvent être considérées comme les lieux de naissance de l'agriculture. Les restes humains trouvés dans le Zagros en Iran montrent des parentés génétiques avec des populations vivant actuellement plus à l'Est. Les premiers agriculteurs européens seraient donc plutôt issus de populations anatoliennes.

Cet article soutient implicitement l'hypothèse de la migration de populations comme cause de l'apparition de l'agriculture en Europe. L'impasse est donc faite sur des mécanismes d'aculturation. Il sera nécessaire de présenter les deux hypothèses avant de faire lire cet entretien à nos élèves.


Pour juger de l'intelligence d'une espèce, il faut s'imaginer à sa place  - La Recherche N°515S p 5

Cet entretien avec Frans de Waal montre à quel point l'intelligence et les comportements sociaux des singes ont été mal compris jusque dans un passé récent. Frans de Waal dresse une fresque des différents errements des éthologistes et primatologue pour finalement donner un condensé de ses principaux sujets d'étude. Il a notamment travailler sur l'empathie et les réactions à l'injustice au cours de très longues séances d'observations et d'expérimentations. Pour lui nous partageons beaucoup avec nos plus proches parents y compris le sens du bien et du mal qui sert de socle à notre morale.

Un article très intéressant en ce qu'il définit bien le vocabulaire utilisé. C'est une des clés pour se dégager de l'anthropocentrisme. On pourra le faire lire avec profit aux élèves car il contribue fortement infirmer la notion d'évolution linéaire au profit d'une vision buissonnante de l'intelligence animale. Ce buissonnement n'est pas sans rappeler celui qui touche l'anatomie ou la génétique. Nous sommes dans une nouvelle acception du monde vivant et l'étude des comportements y participe. Un sujet sans doute à aborder avec l'aide du professeur de philosophie.

 



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Août 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Le petit peuple de Florès - Pour la science N°466 p 13

L'intitulé bizarre de cette brève ne doit pas faire illusion. Elle relate seulement la découverte d'un fragment de mâchoire et de dents sur le site de Mata Menge sur l'île de Florès en Indonésie. Ces restes datés de 700 000 ans présentent des caractères proches de ceux des Homo erectus. Il semblent donc soutenir l'hypothèse d'une évolution vers le nanisme insulaire d'une population initiale d'hommes de cette espèce. Pour certains, une telle évolution ne peut se produire en un laps de temps aussi court (300 000 ans).

Depuis leur découverte les restes d'Homo fiorensis alimentent les polémiques. Les réticences majeures d'une partie des chercheurs sont liées au fait que ces hypothétiques descendants directs d'Homo erectus ont survécu jusqu'à une époque récente et qu'ils ont développé des industries lithiques relativement perfectionnées en possédant un encéphale de très petite taille. Tout ceci remet en cause des paradigmes parmi les mieux établis en paléoanthropologie.


Tuerie de Parisiens néolithiques en Alsace - Pour la science N°466 p 9

Six squelettes de personnes suppliciées ont été trouvés dans une fosse au centre d'un village fortifié découvert à Achenheim. Cet entretien avec Philippe Lefranc qui a dirigé les fouilles permet d'apprendre que ces hommes du néolithique ont sans doute été assassinés au cours d'un rituel. Ils auraient appartenu à un groupe "étranger" à la région.

Ce déchaînement de violence nous éloigne de l'image de paisibles agriculteurs, éleveurs ou artisans qui est généralement associée aux peuples néolithiques. Philippe Lefranc fournit quelques pistes relevant des similitudes avec les pratiques historiques de certaines tribus amérindiennes. Il faut sans doute prendre quelques précautions avec cette comparaison mais il demeure que les sociétés néolithiques devaient se développer dans un climat de guerre endémique entre des groupes voisins.

 



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Juillet 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Un cerveau taillé pour l'intelligence - Pour la science dossier N° 92 p 69

Dans cet article assez développé Dietrich Stout expose les résultats d'une approche expérimentale de la taille d'outils de pierre. Les techniques d'imageries médicales permettent de connaître les zones cérébrales actives lors de ces processus. L'apprentissage durant de nombreuses heures, des renforcements sont observées en particulier pour les faisceaux de substance blanche qui assurent les communications entre les zones concernées par la taille des outils. Les individus présentant les meilleures prédispositions à renforcer ces communications auraient été sélectionnés positivement. Dans une seconde partie l'auteur s'intéresse aux différents socles de l'apprentissage. La motivation, le contrôle de soi et les capacités d'imitation sont au coeur du processus qui conduit à affiner considérablement les techniques de taille. Le langage serait à la fois le moteur de la transmission et une capacité nouvelle résultant du développement de l'aire de Broca chez les tailleurs de pierre.

Un article un peu complexe mais qui répond assez bien à la question des spécificités de l'espèce humaine actuelle. La sélection des individus présentant la plus grande plasticité neuronale est une idée séduisante qui appelera quelques explications complémentaires. Un excellent exemple de l'action de l'environnement au sens large sur les caractéristiques d'une espèce. A noter l'encadré qui expose les liens potentiels entre la maladie d'Alzheimer et des gènes impliqués dans le développement de notre encéphale.


Un grand bond en avant - Pour la science dossier N° 92 p 62

Cet article est aussi une reprise d'un article paru antérieurement. Il a trait essentiellement à la notion de culture cumulative dans l'espèce humaine. La grande efficacité de la transmission interindividuelle et intergénérationnelle des innovations culturelles serait le fait qui aurait permis l'adaptation du primate tropical que nous étions à une très grande variété de milieux. La dynamique démographique est au coeur de ce processus de transmission et l'exemple de l'appauvrissement historique de la culture des tasmaniens est ici à nouveau utilisé.

Plus condensé que l'article original, ce texte sera sans doute plus accessible à nos élèves. La portée philosophique et politique de ce texte n'est pas à négliger. Il indique par exemple que contrairement à certaines idées à la mode les facultés cognitives d'un ou de quelques individus isolés ne sont pas des gages de survie et d'adaptation suffisants.


Dans la tête de Néandertal - Pour la science dossier N° 92 p 55

En utilisant de nombreuses publications récentes, Kate Wong tente de faire un portrait actualisé des néandertaliens. Ils apparaissent de plus en plus similaires aux Homo sapiens tant par leurs caractéristiques anatomiques et génétiques que par les faits culturels. Dès lors les mécanismes qui ont conduit à sa disparitions nous paraissent un peu mystérieux. C'est peut-être l'entretien avec Silvana Condemi, présenté en encadré, qui livre le plus d'informations sur la disparition du phénotype "néandertalien". Le très faible effectif, sa dispersion sur d'immenses territoires ont été des facteurs défavorables aux innovations culturelles et à leur transmission.

Un article très intéressant même s'il reprend des illustrations parues dans un autre article en 2015. On pardonnera l'erreur factuelle concernant la date de la découverte des premiers néandertaliens. L'essentiel de cet article tient dans la réfutation des principales théories émises au XX° siècle concernant les caractéristiques des néandertaliens. Il "casse" à juste titre un bon nombre de représentations datant pour certaines du dix-neuvième siècle. Un texte que nos élèves les plus motivés pourront lire avec profit.


L'être humain, un primate comme un autre ? - Pour la science dossier N° 92 p 50

Dans cet entretien, Joël Fagot livre de nombreux éléments de réflexion sur l'intelligence des primates dont l'homme. Il défend fermement une démarche "thomiste" qui fait de l'intelligence le fruit de nombreuses fonctions cognitives pouvant être étudiées séparément. Il affirme ainsi que la culture cumulative des humains structurée par le langage est sans doute ce qui nous sépare le plus des autres primates sans pour cela que l'on puisse isoler un facteur clé responsable de la totalité de ces différences. Une autre des différences évoquées tient à notre pensée tournée vers l'avenir même si celui-ci est lointain.

Un entretien très stimulant qui permettra un travail en lien avec la philosophie. Il montre en particulier que la somme des petites différences peut expliquer nos particularités mieux qu'un facteur unique. Cela permet d'intégrer à notre réflexion aussi bien des facteurs génétiques qu'épigénétiques ou même sociaux.


Double origine canine - La Recherche N°513 p 23

D'après l'analyse de l'ADN de soixante chiens anciens, le processus de domestication du chien aurait eu lieu une première fois vers -15 000 en Europe et une seconde vers -12 500 en Asie. Cependant, c'est la souche asiatique qui est la mieux représentée chez les chiens actuels.

Cette brève ne dit rien des restes osseux de chien trouvés en Belgique et datés de plus de 30 000 ans. Il faut donc être prudent et considérer que les dates anoncées sont des minima.


Neandertal explorateur de grotte - La Recherche N°513 p 22

La datation par le méthode Uranium-Thorium des structures anthropiques découvertes dans la grotte de Bruniquel donne un âge d'environ 176 500 ans. Il faut donc attribuer ces structures à de néandertaliens.

Une brève beaucoup plus courte que l'article de Pour la Science auquel on se réfèrera de préférence.


Que faisait Néandertal dans la grotte de Bruniquel ? - Pour la science N° 465 p 26

L'amélioration des techniques de datation a permis de proposer une date de 176 000 ans environ pour les structures d'origine anthropiques découvertes en 1990 à trois cents mètres de l'entrée de la grotte de Bruniquel. Les ancêtres des néandertaliens classique ont érigé des structures circulaires à partir de stalactites brisés. Il se sont éclairé en brûlant des os dans des foyers ou en utilisant des torches. Si l'auteur de l'article insiste sur le chonologie de la démarche des chercheurs il ne s'aventure pas beaucoup quant à l'interprétation qui pourra être faite de ces artéfacts. Le fait le plus extraordinaire pour lui est que la vision que l'on pouvait avoir des capacité cognitives des néandertaliens se trouve bouleversée.

Un article très vivant qui pourra pour cette raison intéresser nos élèves. Son intérêt scientifique tient essentiellement au fait l'image des néandertaliens se trouve considérablement remodelée. Les techniques de datation employées sont par contre trop complexes pour nos élèves.

 



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Juin 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Bruno Boulestin, chercheur d'os - La Recherche N°512 p 70

Bruno Boulestin est un ancien médecin militaire devenu au fil des ans un anthropologue amateur reconnu dans la communauté scientifique.

Ce portrait a quelque chose de très rafraîchissant. Son statut d'amateur et sa très haute compétence lui permettent d'avoir des libertés et de faire des choix en dehors des féroces compétitions qui agitent le milieu de la paléoanthropologie. Une lecture à recommander à nos élèves désireux de pratiquer cette discipline.


L'histoire génétique des européens - La Recherche N°512 p 20

La plupart des européens actuels peuvent être rattachés à des groupes d'hommes modernes occupant le Nord-Ouest de l'Europe il y a 35 000 ans. Nous ne sommes donc pas les descendants directs des premiers hommes modernes arrivés il y 45 000 ans. L'étude des ADN anciens a aussi montré que le taux d'ADN néandertalien chez les hommes modernes européens a subi une forte érosion pendant cette période.

Cette brève permet de bousculer les représentations classiques du peuplement de l'Europe. Le modèle présent dans l'esprit du grand public à été fortement nourri par le modèle historique des "grandes invasions". Pour le paléolithique il faut plutôt penser les choses en terme de déplacements de petites populations sur de vastes espaces. Dès lors l'aspect colonialiste et militaire s'efface devant les hasards de la survie et de la transmission du patrimoine génétique de générations en générations. Cette brève n'est cependant pas assez développée pour un travail efficace sur ce sujet avec les élèves.


L'incroyable Homo naledi - Pour la science N° 464 p 61

Cet article de Kate Wong, journaliste scientifique, revient sur la découverte de ces fossiles exceptionnels par l'équipe de Lou Berger. Loin de se calmer, la polémique provoquée par les méthodes et les déclarations fracassantes de Lou Berger s'est enflée. Elle est en grande partie alimentée par l'absence de toute datation. D'un autre côté en évoquant des rites funéraires et la maîtrise du feu pour ces proches parents des Australopithèques et des premiers hommes le chercheur se lance peut-être dans la provocation.

Une telle découverte est rare est cela devrait suffir à combler l'équipe scientifique. Le cirque médiatique autour d'Homo naledi ne saurait remplacer une datation fiable et la publication d'un arbre phylogénétique. Ces deux faiblesses sont assumées car Lou Berger veut modifier à son avantage la lecture des restes très partiels découverts dans d'autres localités par d'autres chercheurs. Un article qui est une bonne somme de connaissance sur ce nouveau fossile mais qui risque de dérouter bon nombre de nos élèves tant les querelles qui sont rapportées tiennent une place importante. La conclusion de l'article est éloquente : C'est de la science à grand spectacle. Il n'est pas sûr qu'elle y gagne.

 



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Mai 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme
Les descendants des Dénisoviens sont océaniens - La Recherche N°511 p 21

Cette simple carte en dit plus long que certains articles. Elle expose en effet les taux de prévalence de l'ADN des Dénisoviens dans différentes populations humaines actuelles.

A elle seule elle peut illustrer plusieurs notions de génétique des populations humaines :
- l'importance des migrations et des échanges génétiques entre les populations car les Dénisoviens ont été localisés dans l'Altaï mais leur descendants occupent de larges territoires,
- l'effet fondateur
car toutes les populations amérindiennes sont porteuses d'un peu de cet ADN,
- la dérive génétique car certaines populations insulaires présentent un taux largement supérieur à celui des autres.


Le Hobbit s'est éteint il y a 60 000 ans - La Recherche N°511 p 16

Une relecture de la stratigraphie et de nouvelles méthodes de datations permettent de proposer une nouvelle datation des restes d'Homo florensis découverts dans la grotte de Liang Bua sur l'île de Flores. Ils seraient vieux de 60 000 ans alors que les premières datations leur donnaient un âge de 12 000 ans. Il demeure cependant que quatre espèces humaines ont vécu à la même période en Asie du Sud-Est. Leurs relations ne sont pas connues.

L'argumentation concernant les méthodes de datation sera sans doute difficile à suivre pour nos élèves. Les documents les plus exploitables sont sans conteste les figures de la page 18.


Coup de vieux pour Homo florensis - Pour la science N° 463 p 13

Les premières datations de ce fossile donnaient un âge de 18 000 B.P. Une nouvelle étude aboutit à un résultat compris entre 60 000 et 100 000 ans B.P.

Les auteurs de cette brève semblent rassurés par ces nouveaux résultats mais cela ne change pas grand chose. H. florensis reste un contemporain des modernes et des néandertaliens.


L'alouette préhistorique de Cantalouette - Pour la science N° 463 p 10

Cet oiseau gravé sur le revers calcaire d'un silex est daté de 35 000 ans. Selon les chercheurs de l'Inrap, Il s'agirait d'une sorte d'exercice spontané d'un tailleur de pierre.

La dimension ludique des productions artistiques préhistoriques est rarement mise en avant. Il est possible que bien des objets retrouvés soient seulement les résultats d'une sorte de jeu avec le matière. Jusqu'à présent le plupart des archéologues tentaient de justifier ces productions par l'utilitarisme et/ou des considérations magiques ou religieuses. Voilà une découverte qui rapproche les populations préhistoriques de ce que nous sommes encore aujourd'hui : des producteurs d'objets.

 



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Avril 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Rencontre anticipée de l'homme moderne et de Neandertal - La Recherche HS 510 p 23

Alors que la présence d'ADN néandertalien chez les hommes modernes sauf chez les africains ne fait plus débat, il n'avait pas été trouvé d'ADN d'homme moderne chez les néandertaliens européens. On vient de découvrir de l'ADN d'homme moderne dans le génome de la néandertalienne de l'Altaï qui n'est représentée que par un os d'orteil. Les calculs basés sur les horloges moléculaires datent cette hybridation d'au moins 100 000 ans. Cela conduit à admettre qu'au moins une population d'hommes modernes a quitté l'Afrique beaucoup plus tôt que l'on ne le pensait. L'article avance une date de 200 000 ans pour la séparation de ce groupe d'avec les autres hommes modernes.

Avec ce nouveau résultat les hommes modernes anciens, les dénisoviens et les néandertaliens forment de plus en plus une sorte d'anneau d'espèces avec des interfécondités significatives qui ont laissé des traces dans notre génome. Un article plus utilisable que celui de Pour la Science mais il faudra au préalable bien déminer le terrain pour que les élèves puissent l'exploiter sans trop de difficultés.


Néandertal : un métissage il y a 100 000 ans - Pour la science N° 462 p 8

Dans cet entretien, Silvana Condemi apporte des éléments relativement nouveaux sur les métissages entre néandertaliens et hommes modernes. L'ADN des néandertaliens de l'Altaï datés de 100 000 ans montre en effet des éléments de génome moderne.

Alors que les introgression de gènes néandertaliens chez les hommes moderne commencent à être assez bien documentées, des introgressions inverses se font jour. Qui plus est elles sont fort anciennes. Cela conduit à admettre que plusieurs vagues d'hommes modernes sont parties de l'est africain. La première daterait au moins de 125 000 ans. Le scénario des migrations humaines s'enrichit mais ce fait nouveau sera sans doute délicat à faire admettre à nos élèves. La meilleure piste pédagogique repose sans doute sur les résultats des analyses d'ADN. Un bel exemple de transferts génétiques horizontaux.

 



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Mars 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Migration de bactéries - La Recherche HS 509 p 20

Cette brève suggère que les migrations humaines en provenance d'Afrique et n'avaient pas encore eu lieu au moment ou Ötzi est mort, c'est à dire il y a 5 300 ans. L'estomac de cet homme retrouvé congelé dans un glacier alpin contenait en effet une souche Indienne de la bactérie Helicobacter pylori et non la souche des actuels européens d'origine asiatique et africaine.

Le mot migration lui-même pose problème car de quelle vague migratoire parle-t-on ? Au vu des résultats des autres études génétiques portant cette fois sur le génome des humains eux-mêmes, il est fort possible que les souches de bactéries ne soient pas strictement inféodées aux populations humaines. Il peut s'agir tout simplement d'un remplacement de flore bactérienne au sein de la population néolithique elle-même. La plupart des souches bactériennes présentes dans le tractus digestif sont acquises à la naissance par le passage du nouveau-né dans le vagin. Une brève qui semble à éviter pour ne pas semer la confusion dans l'esprit de nos élèves.


Quand l'agriculture est-elle née ? - La Recherche HS N°17 p 93

Dans cet article Georges Willcox relate des travaux concernant les premières céréales domestiquées au Moyen Orient. La perte de la capacité de disperser ses grains sans intervention humaine est un signe fort de la domestication. Les études de débris de céréales carbonisés fossilisés dans des niveaux archéologiques montrent que l'agriculture a précédé la domestication de près le mille ans. L'action sélective de l'homme a été faible dans la mesure où les récoltes se faisaient avant maturité complète et où les échanges génétiques avec les céréales sauvages continuaient.

Une pièce de plus à verser au dossier de la "déconstruction" de la notion de "révolution néolithique". Un exemple qui pourrait éventuellement utilisé pour étudier l'action de l'homme sur la domestication des espèces sauvages.


Une journée chez les Hadza - La Recherche HS N°17 p 86

Ce porte folio donne à voir et à lire quelques éléments de la vie quotidienne des Hadza, une tribu de chasseurs-cueilleurs du Nord de la Tanzanie.

Un document bienvenu qui permettra à nos élèves de se dégager d'un certain nombre de clichés concernant les chasseurs cueilleurs. Le plus souvent ce mode de vie est illustré par les Inuits et les Pygmées qui fréquentent des milieux extrêmes. Le fait que les Hadza habitent l'Afrique de l'Est les rapproche sans doute du mode de vie des premiers hommes modernes. La lecture des légendes sera essentielle pour comprendre les grandes différences sociologiques entre eux et les néolithiques que nous sommes. Il faudra cependant éviter de généraliser leur cas à l'ensemble des populations du paléolithique supérieur.


32 000 ans de vie commune ! - La Recherche HS N°17 p 84

La datation d'un crâne de chien découvert en Belgique au XIX° siècle a profondément remis en cause le scénario concernant la domestication du chien. Celle-ci a pu être très précoce et se produire dans différentes régions à partir des populations locales de loups. L'auteur suggère que la possession de chiens aurait pu constituer une avantage pour les populations d'hommes modernes européens face aux néandertaliens.

Cette dernière affirmation doit être considérée avec précaution car le registre fossile concernant les chiens est très pauvre. Il demeure cependant que cet article remet en cause l'âge néolithique de la domestication du chien.


La grotte Chauvet livre encore des secrets - La Recherche HS N°17 p 80

Une des conséquences inattendue de la découverte des peintures de la grotte Chauvet a été de mettre fin à l'un de paradigme les mieux établis de la paléoanthropologie. Celui du perfectionnement très progressif de l'art pariétal. Les peintures de cette grotte sont en effet datées de plus de 36 000 ans et elles sont parmi les plus abouties de la préhistoire. Après cette affirmation préliminaire, les auteurs se livrent à la description de certains des panneaux de la grotte.

A travers cette découverte, c'est la notion de progrès dans l'art qui est remise en cause. Un sujet qui permettra un travail en lien avec le professeur de philosophie.


Et l'homme créa l'art figuratif - La Recherche HS N°17 p 76

Harald Floss prend vigoureusement la défense d'un point de vue qui pour certains est dépassé. Il invite à reconnaître qu'une véritable explosion artistique coïncide avec l'arrivée de l'homme moderne en Europe. Sans nier que les néandertaliens aient pu posséder une pensée symbolique, il attribue aux aurignaciens une activité artistique intense pour lui associée à des religions animistes. Dans un entretien encadré Jean-Loïc Le Quellec tempère cette affirmation en disant que l'on peut tout au plus parler de mythologie. L'explication de type "religion" relève pour lui d'une transposition abusive de notions modernes dans un passé très ancien.

Les cultures du passé sont relativement absentes de nos programmes actuels. Ces textes pourront néanmoins êtres lus par ceux de nos élèves qui se passionnent pour l'art préhistorique.


Joindre la parole à l'outil - La Recherche HS N°17 p 70

L'aire de Broca est au centre de cet article de Thierry Chaminade. Cette zone du cortex frontal serai impliquée à la fois lorsque l'on parle et lorsque l'on réalise une tâche manuelle comme la fabrication d'un outil de pierre. Les techniques d'imagerie cérébrales ont permis d'établir que la réalisation d'un outil de type oldowayen ne requière que la partie postérieure de l'aire de Broca, dévolue au contrôle des gestes et des sons. La taille d'un outils acheuléen requiert la participation de la partie antérieure de l'aire de Broca, celle qui est dévolue à la syntaxe des sons et qui serait essentielle pour le bon enchaînement des gestes pour obtenir un outil complexe comme un biface. Dans ces zones se situent des neurones miroirs qui sont activés aussi bien chez le tailleur de pierre que chez celui qui se contente de l'observer. Il y aurait là le support anatomique des fonctions qui permettent l'acquisition d'une technologie par la simple observation.

Un article intéressant qui réunit les neurosciences et la paléoanthropologie. L'importance de ces neurones miroirs dans le processus de formulation du langage et de hiérarchisation des procédures techniques nous permet difficilement de les passer sous silence même si les programmes actuels sont assez peu accueillants pour ces notions.


Homo sapiens est né d'un métissage - La Recherche HS N°17 p 64

Cet article assez développer de John Hawks permet de faire le point sur les avancées induites par le séquençage de l'ADN ancien. Les progrès technologiques ont conduit à revisiter complètement les liens de parenté entre l'humanité actuelle est ses prédécesseurs. La comparaison des ADN des deux individus trouvés à Denisova avec les ADN des hommes actuels conduit à construire une histoire des introgressions du patrimoine de ces anciennes lignées dans notre patrimoine génétique. Un excellent schéma illustre l'état actuel des connaissances. Si l'infertilité des hybrides explique l'absence de fusion avec ces anciennes lignées, les allèles néandertaliens et denisoviens conservés par les humains non africains semblent avoir été très importants pour la survie de notre espèce dans certains environnements.

Un article clair et bien illustré qui pourra être utilisé à la fois dans le chapitre sur l'existence d'échanges génétiques entre des espèces contemporaines et dans celui sur l'apparition de l'homme moderne.


Une famille recomposée - La Recherche HS N°17 p 58

Cet article de Bruno Maureille fait l'inventaire des hypothèses concernant les espèces humaines anciennes en Eurasie. Cet inventaire met en concurrence des éléments de paléogénétique et de morphologie. Le moins que l'on puisse dire c'est tout n'est pas clairement défini. Si les analyses d'ADN mitochondriaux confirme l'existence d'au moins trois lignées et sans doute d'une quatrième dont on ne connaît aucun restes osseux. Ces mêmes restes osseux ouvrent la porte à toutes sortes d'interprétations. Là où certains voient de nombreuses espèces différentes d'autres plaident pour une seule espèce présentant un très grand polymorphisme anatomique.

Il est donc très difficile pour un élève de construire une représentation claire de l'histoire des hominines eurasiatiques à partir de cet article. Cela n'enlève rien à la qualité des éléments factuels qui l'illustrent mais ceux-ci ne pourront guère être exploités.


Mais qui fut le premier Homo? - La Recherche HS N°17 p 54

Anne Debroise, journaliste scientifique se livre à un état des lieux de cette question. De tous les critères qui permettraient d'attribuer un fossile au genre Homo seul l'aptitude à la course bipède ne prête guère à discussion mais les preuves indubitables de cette aptitude ne remontent qu'à Homo ergaster, nom scientifique de l'adolescent du lac Turkana. Pour ses prédécesseurs les choses restent en discussion et Homo habilis, longtemps qualifié de premier homme possède des concurents sérieux : Homo rudolphensis et surtout Homo naledi. Ces restes, non datés jusqu'à présent, ont fait l'objet d'un intense battage médiatique de la part de Lee Berger, au point d'incommoder la communauté scientifique.

Un article sans doute assez difficile à lire pour nos élèves en vertu de son aspect un peu erratique. On passe quasiment sans transition de la question de la première espèce humaine à la fabrication des bifaces par Homo ergaster. Il sera assez prudent de passer son chemin si l'on ne veut pas voir une partie de la classe se perdre en conjectures.


La sortie d'Afrique s'est faite en plusieurs temps - La Recherche HS N°17 p 50

Julien Bourdet, journaliste scientifique, tente de faire la synthèse des théories concernant le peuplement du continent Eurasiatique par l'homme. Il reprend les critiques des chercheurs concernant des scénarios "événementiels" comme le changement climatique ou les migrations des faunes africaines. La migration des Homo erectus semble plus liée à de petits déplacements "au hasard" qui auraient conduit des groupes très peu nombreux à occuper tous les espaces possédant un climat chaud. Toutes ces migrations se serraient faites par voie terrestre et à une vitesse proche de 5 km par génération.
Pour l'homme moderne la traversée de bras de mer étroits pourrait expliquer une partie du peuplement mais là aussi il faut plutôt expliquer les migrations par des allées et venues que par des mouvements de masse. A noter cependant que la démographie des hommes modernes apparaît plus vigoureuse que celle des espèces antérieures.

Bien qu'il ne le dise pas, ce texte repose sur le regroupement en une seule espèce baptisée Homo erectus de beaucoup de d'espèces humaines considérées auparavant comme distinctes. Passée cette difficulté, il faut noter qu'il permet de mettre fin aux théories un peu messianiques de l'homme partant "à la conquête du monde" parce qu'il est devenu adaptable en "inventant" toute sortes de techniques. Ces théories qui fleurent le "progrès et la civilisation en marche" des anciens systèmes coloniaux sont avantageusement remplacées par des scénarios où le hasard a sa place. Une lecture intéressante pour nos élèves.


Deux grandes vagues d'expansion humaine - La Recherche HS N°17 p 48

Ces deux cartes représentent l'expansion probable des espèces Homo erectus et Homo sapiens. Celle qui concerne l'espèce erectus montre les sites où seuls des outillages ont été trouvés.

Deux cartes précieuses mais qui font l'impasse sur la manque de consensus en ce qui concerne l'extension de l'espèce erectus. Le spécialistes sont en effet très divisés sur le fait que tous les fossiles de cette période puissent être rapportés à une espèce unique. Dans ce contexte ou pourrait aussi critiquer l'inclusion de sites ne montrant que des outillages. Dans le cadre de notre enseignement ces critiques sont sans doutes mineures.


Les outils précèdent l'homme - La Recherche HS N°17 p 40

La découverte des outils de Lomekwi 3 remet en cause un des paradigmes les mieux ancrés en paléoanthropologie : "L'outil c'est l'homme". En l'occurrence, ces 149 outils de pierre sont bien antérieurs aux premiers représentants de notre genre. Ces outils montrent que pour les tailler, il fallait utiliser des enclumes et des percuteurs et donc anticiper les manipulations et se servir de mains capables de préhensions fines. On s'interroge sur l'identité des auteurs : le Kenyapithecus ou un des australopithèques découverts au Kenya. Pour le moment les preuves formelles manquent.

Un article qui permettra d'ouvrir l'esprit de nos élèves sur le processus qui conduit à remettre en cause les paradigmes antérieurs. C'est presque un cas d'école même si le nouveau paradigme n'est pas encore établi.


L'homme est né d'un changement climatique  - La Recherche HS N°17 p 38

Dans cet entretien Yves Coppens précise bien qu'il a abandonné sa théorie de"l'East Side Story" à la suite de la découverte de Toumaï mais c'est pour défendre l'hypothèse climatique quand aux origines du genre humain. Il s'attarde surtout sur les caractères anatomiques de Lucy et en particuliers sur ceux qui attestent de sa double locomotion : terrestre et arboricole.

Si l'assèchement du climat est patent entre 2 et 3 Ma, rien ne dit que les hominidés n'avaient pas la faculté de migrer. Le débat ne sera pas clos tant que l'on aura pas documenté la lignée qui conduit aux chimpanzés. L'accès relativement facile aux fossiles dans l'Est de l'Afrique a contribué à un très fort déséquilibre géographique dans le matériel paléontologique. Un article qui modernise un peu le portrait de Lucy. En cela, il sera intéressant pour nos élèves.


Que mangeait-on il y a 4 millions d'années - La Recherche HS N°17 p 34

Les techniques d'analyse isotopiques et l'étude du rapport du Baryum/Calcium ont permis de préciser les types de régimes alimentaires des hominidés. Si les australopithèques et les hommes semblent avoir eu des régimes très variés, les paranthropes consommaient presque exclusivement des végétaux.

Les techniques évoquées dans l'article font appel à des connaissances physicochimiques un peu complexes pour des élèves de lycée. Si l'on veut utiliser cet article, il faudra prendre la peine d'expliquer les principes sur lesquels reposent ces techniques. Il n'est pas sûr que cela en vaille la peine compte tenu des programmes actuels.


Le berceau des australopithèques - La Recherche HS N°17 p 30

Il s'agit ici d'une synthèse rédigée par Anne Debroise, journaliste scientifique. Elle offre un panorama géographique et temporel des différents aspects des australopithèques. C'est parmi eux que les ancêtres du genre Homo sont placés mais l'article indique de façon très précise que la quête du chaînon manquant parmi les australopithèques est vouée à l'échec. Malgré les centaines de fossiles récoltés personne ne peut prétendre sérieusement avoir découvert l'ancêtre des hommes. Le polymorphisme du genre et sa répartition géographique posent problème. L'auteur insiste aussi sur le fait que bien des territoires n'ont pas été explorés fautes de bonnes conditions géologiques.

Un article qui permettra de sortir de la vision ancienne des australopithèques souvent réduits à l'emblématique Lucy et à quelques espèces éparses. La remise en cause de la notion de chaînon manquant est particulièrement pertinente. Nos élèves auront sans doute du mal à lire cet article sans recourir à un référentiel géographique tel que celui est fourni page 19 mais le jeu en vaut peut-être la chandelle.


Les prémices de la bipédie - La Recherche HS N°17 p 26

Cet article d'Anne Debroise, journaliste scientifique, touche à la polémique toujours en cours sur l'origine de la bipédie de type "humain". Les différents arguments sont passés en revue. On y parle de la position du trou occipital, des 4 courbures de la colonne vertébrale, des modes de locomotion terrestres et arboricoles des hominidés actuels. Si l'hypothèse d'une apparitions "en mosaïque" des caractères qui permettent la bipédie humaine est confortée, le débat porte plus sur la chronologie des différentes innovations. Il porte aussi sur la disparition des capacités à grimper aux arbres.

Un tour d'horizon assez complet mais qui ne permettra pas à un élève de terminale de se faire facilement une opinion. La raison n'est sans doute pas le manque d'éléments factuels mais plutôt la grande diversité des bipédies dans le buisson humain. A noter l'excellente illustration de la page 27 qui permet de rompre facilement avec la déplorable caricature du singe qui se redresse pour devenir un homme.


8 questions clés sur les premiers hominines - La Recherche HS N°17 p 20

Cet ensemble de très courtes synthèses est d'une lecture facile. Il permet de clarifier bien des points qui ne sont que confusement abordés dans les articles de fond.

Une lecture tout à fait profitable pour nos élèves. On regrettera cependant que l'iconographie reprenne des poncifs inopportuns comme la posture demi fléchie des premiers hominines. C'est une aberration biomécanique qui a la vie dure.


Un foisonnement d'espèces - La Recherche HS N°17 p 18

Cet ensemble de trois cartes de l'Afrique permet de situer les espèces d'hominines dans l'espace et dans le temps. L'importance de l'Afrique de l'Est est bien montrée et la datation de chacune des espèces est très clairement exposée.

Un document synthétique et très clair, nécessaire à ceux qui veulent clarifier les relations géographiques et temporelles entre les espèces.


Les nouveaux outils de la paléoanthropologie - La Recherche HS N°17 p 12

Hervé Cabibbo, journaliste scientifique, passe en revue le différentes techniques apparues récemment en paléoanthropologie. Elles font presque toutes appel à des outils logiciels couplés à des dispositifs de mesures qui n'existaient quasiment pas il y a cinquante ans.

Un article à conseiller à ceux de nos élèves qui ont envie de faire une carrière scientifique dans ce domaine. Cela pourra les encourager à travailler très sérieusement en mathématiques, chimie et physique.


Le buisson de l'évolution humaine - La Recherche HS N°17 p 10

Il ne s'agit pas d'un article mais d'un schéma représentant le fameux buisson et trois fiches décrivant trois espèces d'hominines. Sans l'avouer il reprend toutes les caractéristiques des arbres évolutifs dit éclectiques chers à Ernst Mayr. Certaines espèces sont présentées comme des "marchepieds" vers l'homme moderne.

Malgré quelques idées intéressantes (les hybridations suggérées par des superpositions) cet arbre n'est guère utilisable. On peut s'interroger sur la coexistence de "groupes" et d'espèces, certaines désignés par leur nom scientifique, d'autres par leur nom vernaculaire. Ecrire d'autre part que l'homme moderne était autrefois appelé Homo sapiens est tout à fait sujet à caution. Il sera prudent de passer son chemin vu le manque de rigueur qui préside à la construction de ce schéma.


L'émergence de l'homme moderne reste un mystère - La Recherche HS N°17 p 6

Dans l'entretien introductif de ce hors série consacré à l'odyssée de l'homme, Jean-Jacques Hublin livre une synthèse de l'histoire de la paléoanthropologie. Au delà de l'énumération des découvertes et des espèces humaines du passé, il livre un scénario avec deux grands épisodes de migration. Le premier concerne les Homo erectus, le second les Homo sapiens. La conclusion de l'entretien montre bien les verrous posés par des individus et des institutions sur l'accès aux collections dans un souci mal placé de nationalisme et, je cite, de "Storytelling".

Une synthèse très utile pour ceux qui veulent embrasser rapidement les différents éléments de cette discipline un peu à part. Malgré ses critiques, avec son scénario de remplacements sucessifs, l'auteur cède quand même un peu à la tentation de raconter "une belle histoire".

Premières oeuvres d'art ? - Pour la science N° 461 p 82

Cet encadré dans un article du mathématicien J.P. Delahaye permet de s'interroger sur les critères qui permettent de classer ou non une manifestation de l'activité humaine parmi les oeuvres d'art.

La complexité des objets ou des gestes qui leur ont donné naissance apparaît dans l'ensemble de l'article comme un critère décisif mais pas absolu. Un article qui pourrait permettre un travail avec le professeur de philosophie.


Embuscade au Paléolithique tardif - Pour la science N° 461 p 10

Les restes de 27 personnes tuées dans une embuscade ou après avoir été fait prisonniers ont été découverts au Kenya à l'Ouest du lac Turkana. L'association avec des tessons de poteries suggère qu'il s'agit sans doute des résultats d'un conflit territorial. Les chasseurs cueilleurs trouvant des ressources régulières auraient tendance à trouver des moyens de stockage et à se sédentariser partiellement.

Le côté "fait divers" de cette découverte ne doit pas masquer la difficile transition entre l'économie de chasse cueillette et l'économie néolithique. De tels conflits se prolongent maintenant dans plusieurs régions du monde où des nomades, la plupart du temps éleveurs sont en conflit avec des sédentaires pratiquant l'agriculture.


Vieille chasse en Arctiques  - Pour la science N° 461 p 10

Les restes d'un mammouth, tué par des chasseurs paléolithiques il y a 45 000 ans ont été trouvés au bord d'une rivière près de Bara dans l'Arctique russe. Les chasseurs cueilleurs étaient donc présents dans cette zone plus tôt qu'on ne le pensait.

Cette date correspond au dernier maximum glaciaire dans la région. Une découverte qui remet en cause le lien entre les conditions climatiques et la conquête du continent eurasiatique par l'homme moderne.


Hominidés : l'Asie avant l'Afrique ? - Pour la science N° 461 p 8

Des outils de quartzite et des traces de découpes sur des ossements ont été découverts en Inde dans le piémont himalayen. Ils sont datés de 2.5 ma. Les membres de l'équipe Franco-indienne réactivent donc l'hypothèse d'une origine asiatique du genre Homo.

Le fait serait sans doute troublant si des découvertes récentes à Lomweki en Ethiopie ne faisaient pas remonter les premiers outillages de ce type à 3.3 ma. L'hypothèse la plus plausible serait celle de plusieurs apparitions indépendantes des techniques de charognage à l'aide de galets aménagés.

 



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Février 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

L'origine des irlandais - La Recherche N°508 p 20

L'ADN issu de quatre squelettes anciens trouvés en Irlande permet d'émettre des hypothèses quant à leurs origines. Deux vagues de migrations : Une première issue du Moyen Orient suivie d'une seconde provenant de la steppe située au Nord de la Mer Noire. Cette dernière vague serait responsable des caractéristiques physiques des irlandais actuels.

Cette brève peut servir de support à un travail sur la reconstitution des migrations humaines par l'étude de l'ADN ancien. La notion de migration massive évoquée dans l'article doit cependant être relativisée compte tenu du contexte politique actuel. Les effectifs des groupes étaient sans doute assez faibles mais ils arrivaient dans des contrées où la densité de peuplement était extrêmement faible. Il n'y a donc aucune commune mesure entre ces migrations anciennes et les mouvements de populations actuels qui représentent très souvent moins de 1% de la population autochtone (une notion elle-même à relativiser) d'un pays.


De récents ancêtres africains ? - Pour la science N° 460 p 11

Cette brève signale qu'Ötzi, l'homme retrouvé congelé à la frontière Italo-autrichienne ne possédait pas exactement la même souche de bactérie Helicobacter pylori que les européens actuels. Ceux-ci possèdent une souche assez proche des souches est africaines. Ceci est interprété comme un signe d'une migration récente de populations africaines en Europe.

Encore une pièce à verser au dossier des migrations humaines mais la brève est ainsi rédigée qu'elle sera fort difficile à exploiter avec des élèves.


Stonehenge : des monolithes d'origine galloise - Pour la science N° 460 p 6

Les carrières dont sont extraites les pierres bleues de Stonehenge ont été retrouvées. Cette rhyolite à motif de tissu a été extraite à Craig Rhos-y-felin au pays de Galles. L'extraction aurait eu lieu au néolithique. Les mégalithes auraient ensuite été portés sur les lits de perches de bois par de très nombreux hommes. La distance étant de 240 kilomètres, les chercheurs imaginent que le transport s'est fait sur plusieurs années avec des pauses hivernales.

Un sujet indémodable mais qui entre plus dans le domaine de la géologie que dans celui de l'évolution humaine.

 



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Janvier 2016


Lévolution de l'Homme au XIX° siécle, revue de presse en forme

Les plus vieux outils du monde - La Recherche N°507 p 63

Longtemps l'industrie lithique a été exclusivement associée à l'activité humaine. La découverte récente au bord du lac Turkana de 149 outils de pierre antérieurs de près de 700 000 ans aux premiers humains connus met en cause cette attribution souvent faite à priori. Ces outils auraient pu être taillés aussi bien par les ancêtres des hominines que par des australopithèques ou des keyanthropes.

Voilà une découverte qui bouscule la chronologie classique des industries lithiques. Elle permet aussi de penser que le fait de tailler des pierres pour en faire des outils n'est pas l'apanage exclusif d'Homo habilis et de ses descendants. Il faudra sans doute attendre un peu pour savoir s'il s'agit d'une convergence ou si cette capacité à tailler la pierre s'enracine beaucoup plus haut dans l'arbre phylogénétique.


Le plus vieil usage de la cire d'abeille - La Recherche N°507 p 31 et Pour la science N° 459 p 8

La cire d'abeille, utilisée depuis au moins 10 000 ans

La chromatographie en phase gazeuse a permis de détecter des résidus de cire d'abeille dans des tessons de poterie néolithiques. Ils sont trouvés dans de vastes régions allant de l'Anatolie aux régions méditerranéennes et danubiennes et témoignent d'une utilisation très fréquente de ce produit élaboré par des abeilles sauvages.

Ces courts articles ne seront guère exploitables en classe car ils concernent une période trop récente.



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auteur(s) :

François Cordellier

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sciences de la vie et de la Terre - Rectorat de l'Académie de Nantes