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Revue de Presse - évolution humaine - année 2020

mis à jour le 24/04/2020


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Cette revue de presse correspond à une lecture critique des articles sur l'évolution des hominidés parus dans certaines revues scientifiques francophones en 2020. Les articles sont classés par ordre chronologique.

mots clés : Evolution Humaine, Hominisation, Homme, hominidé, primates, préhistoire, outil, paléontologie, anthropologie


Décembre 2020


 

Novembre 2020


 

Octobre 2020

 

Septembre 2020

 

Août 2020

 

Juillet 2020

 

Juin 2020

 

Mai 2020


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La Recherche N°559S p 26

Les origines de Neandertal explorées à partir d'une dent

Les protéines de l'émail d'une dent d'un Homo antecessor trouvé dans la grotte de la Grande Dolina en Espagne et daté de 860 000 B.P. ont été extraites. Les séquences d'acides aminés obtenues révèlent, par comparaison avec celles d'autres espèces humaines qu'Homo antecessor serait un ancêtre probable d'Homo neandertalensis mais pas d'Homo sapiens. L'anatomie comparée des trois espèces conduit au renversement d'un paradigme solidement établi : La face large et prognathe des néandertaliens résulterait d'une dérive propre à cette espèce alors que sapiens et antecessor partagent des traits assez fins

Devant la difficulté à obtenir et à séquencer l'ADN d'espèces très anciennes ou vivants dans des climats chauds, la protéomique est une technique de plus en plus utilisée. Le résultat obtenu ici fait partie d'un vaste mouvement de remise en cause des arbres phylogénétiques existants. Nous ne sommes pas au bout de ce cheminement mais il peut être intéressant d'utiliser ce document avec nos élèves dans la mesure où cela permet de réactiver les savoirs sur le message génétique et son expression.

La Recherche N°559S p 26

1.95 à 2.04 millions d'années

sont les âges attribués à deux crânes trouvés dans la grotte de Drimolen. L'un appartient au genre Homo l'autre au genre Paranthropus. Ce qui en fait des contemporains des Australopithèques.

La transformation de la prétendue "lignée humaine" en "buisson des hominidés" ne fait que s'accentuer. Malheureusement cette brève est trop brève pour être exploitée aisément.

Pour la science N°511 p 8

Nous sommes bien issus de nombreux métissages

Cet article repose uniquement sur les simulations numériques à partir de génomes actuels et fossiles. Ces simulations construisent un scénario truffé d'hybridations successives entre les différentes lignées. Dans cette simulation l'homme de Heidelbergue est considéré comme l'ancêtre commun aux néandertaliens et aux denisoviens.

Comme le fait remarquer le chroniqueur, il suffit de changer quelques paramètres pour que la simulation donne un tout autre résultat. Devant cette fragilité il serait inopportun d'utiliser cet article avec nos élèves.

 

Avril 2020


Document sans titre

Avril 2020

La Recherche N°558S p 14

Qui était les premiers "américains"

L'étude morphologique de quatre crânes datés de 15 000 à 10 000 ans B.P., découverts au Mexique montre des ressemblances avec les morphologies européennes, groenlandaises et d'Asie du Sud-Est.

C'est une sorte de résurgence du débat qui avait eu lieu à propos de l'Homme de Kennewick mais les années ont passé et l'hypothèses de vagues migratoires multiples et diverses est maintenant retenue par de nombreux chercheurs. Un article qui n'aura que peu d'intérêt pour nos élèves car la question du peuplement des Amériques est assez secondaire dans nos programmes.

Pour la science N� 5010 p 15

Toba n'a pas arrêté Homo sapiens

Cette brève évoque l'éruption du volcan Toba en Inde entre 74 000 et 48 000 B.P. Des traces d'occupations humaines avant et après cet épisode éruptif majeur montrent que l'homme a continué son expansion dans cette région.

Une brève peu utilisable dans la mesure où l'on savait déjà que les catastrophes naturelles ont des effets mineurs sur les paramètres démographiques ce qui n'est pas le cas des épidémies et des guerres.

Pour la science N� 5010 p 8

Les africains aussi ont des ancêtres néandertaliens

Depuis la découverte d'ADN néandertalien dans le génome des européens et des asiatiques. On pensait les africains indemnes de ce métissage. Il s'agissait d'un biais méthodologique car l'africain pris comme référence était postulé comme non métissé. Une nouvelle méthode statistique, reposant toujours sur la comparaison des génomes, indique que les africains subsahariens possèdent 0.5 % d'ADN néandertalien. Il pourrait provenir d'un très ancien mouvement de population impliquant des personnes résultant d'une hybridation très ancienne en Eurasie.

Quand la bougeotte des hommes brouille les cartes que l'on trouvait rassurantes. Encore un article à verser au dossier de la permanence des échanges et des migrations au sein de l'humanité.


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Mars 2020


Document sans titre

Mars 2020

La Recherche N°HS33 p 61

Une petite femme sur une petite île

La découverte d'Homo fiorensis et sa publication en 2004 ont été un coup de théâtre. Elle a été suivie d'une longue controverse sur sa position dans le buisson des hominidés.

A partie de cette découverte l'existence de plusieurs espèces distinctes d'hommes jusqu'à une époque récente a été bien établie.

La Recherche N°HS33 p 61

Les plus vieux outils du monde

Encore un rappel : la découverte en 2015 de 149 outils de pierre datés de 3.3 ma alors que le genre homo est beaucoup plus récent (2.8 ma). D'autres hominidés seraient les auteurs de ces outillages.

On peut constater que cette question n'a pas connu de rebondissement depuis 5 ans.

La Recherche N°HS33 p 61

La famille Homo s'agrandit

Ce très court texte relate la découverte en 2019 d'Homo luzonensis.

Comme lors de la publication originale, il convient d'attendre pour en savoir un peu plus.

La Recherche N°HS33 p 60

Denisova, une nouvelle lignée identifiée grâce à l'ADN

Cette petite évocation d'une publication de 2010 relate la découverte de cette nouvelle lignée.

On mesurera le chemin parcouru depuis et cet article peut être un outil pour poser un problème.

La Recherche N°HS33 p 57

Homo sapiens vieillit de 100 000 ans

Les fossiles de Jebel Irhoud étaient connus depuis longtemps mais les résultats de datations récentes ont permis de les dater de 300 000 ans. Ces hommes anatomiquement modernes ne sont probablement pas nos ancêtres mais auraient participé avec beaucoup d'autres groupes à l'émergence de l'espèce actuelle en un lieu qu'on est maintenant incapable de situer.

Cet article de 2018 a fait grand bruit car il remet en cause un des paradigmes les mieux acceptés concernant l'origine des hommes modernes. Le scénario "out of Africa" est donc à modifier profondément sans que l'on sache exactement dans quel sens. Un article bien illustré qui peut être lu par des élèves passionnés.

La Recherche N°HS33 p 54

On a tous un peu de néandertal

Cet article de Nicolas Constant date de 2010 relate la découverte du métissage entre l'homme moderne et l'homme de néandertal par l'équipe de Svante Pääbo. Il évoque brièvement la découverte alors toute récente d'une Denisovienne.

On mesure ainsi le chemin parcouru depuis dix ans mais cet article en décalage avec les connaissances récentes ne sera guère profitable à nos élèves.

La Recherche N°HS33 p 51

Toumaï questionne les origines de l'homme

Cet article de Bernard Wood, daté de 2002, montre en quoi la découverte de Toumaï a conforté le modèle d'une évolution buissonnante des hominidés face au modèle linéaire.

L'ancienneté de cet article ne lui nuit pas.

La Recherche N°HS33 p 50

Les chefs-d'oeuvre révélés de la grotte Chauvet

Dans cette rétrospective une magnifique photo da la grotte Chauvet découverte en 1994 est présentée.

L'art pariétal a tenu une place importante dans la paléoanthropologie même si d'autres disciplines l'ont un peu éclipsé.

La Recherche N°HS33 p 46

Lucy change le cours de l'histoire

Dans cet article de 2004, repris pour célébrer les cinquante ans de la revue, Donald Johanson revient sur la découverte de Lucy en Ethiopie.

Une excellente façon, pour nos élèves, de comprendre comment fonctionne la paléoanthropologie.

La Recherche N° 557 p 17

Une chevauchée de plusieurs millénaires

Des centaines de gravures d'animaux ont été découvertes dans les galeries souterraines de Font Major en Espagne. Elles sont datées de 15 000 ans.

Une pièce de plus à ajouter au dossier de l'art pariétal mais il s'agit de gravures relativement récentes puisque datées du Paléolithique supérieur.

Pour la science N� 509S p 14

74 fossiles de néandertaliens en Sibérie

Dans une grotte de l'Altaï ces fossiles ont été trouvés en compagnie de 90 000 outils de pierre et artéfacts. Le style de ces derniers permet d'avancer que la population en question était originaire de l'Europe de L'Est.

Un article récent cantonnait les Néandertaliens à l'Europe et attribuait plutôt l'Asie aux Denisoviens. Il semble encore une fois que les migrations étaient très nombreuses et très diverses. Voilà une brève que l'on pourra présenter aux élèves comme un indice de ces migrations incessantes et précoces.

La Recherche N° 557 p 12

Le génome d'enfants préhistoriques chamboule l'histoire de l'évolution

Pour la science N� 509S p 12

Des indices sur le passé des populations africaines

La conservation d'ADN ancien est réputée comme quasi impossible sous les climats tropicaux. Des ossements d'enfants datés de 3 000 et 8 000 ans dans une grotte d'altitude derrière une cascade au Cameroun ont cependant permis de réaliser des séquençages. Alors que cette zone est considérée comme le berceau des populations d'agriculteurs bantoues, les génomes révèlent une parenté assez forte avec les Aka d'Afrique centrale et les Sans d'Afrique Australe. Pour les chercheurs ces fossiles représenteraient une population très ancienne, antérieure à la séparation des lignées des chasseurs-cueilleurs (appelés anciennement pygmées), des Sans, des Bantous et des africains de l'Est.

Des articles sans doute assez difficiles à lire pour nos élèves car l'histoire ancienne des populations africaines est très mal connue.


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Février 2020


Document sans titre

Février 2020

La Recherche N° 556 p 44

Une modernité qui fait débat

Cette synthèse tente de faire la lumière sur l'utilisation du concept d'homme moderne pour l'opposer aux autres hominines. La modernité serait notre apanage et tous les sapiens peuvent ne pas relever de ce concept. Sur ce point les désaccords persistent entre les chercheurs.

Comme le précise l'article utiliser le mot moderne consiste à commencer à établir que les hommes actuels sont le point de référence. Il sera sans doute préférable de s'en tenir à la dénomination sapiens qui englobe de nombreuses formes fossiles de façon plus satisfaisante.

La Recherche N° 556 p 36

Un berceau à l'échelle du continent africain

Lounès Chikhi et Francesco d'Errico se livrent dans cet article à une remise en cause du modèle le plus accepté de peuplement du monde par homo sapiens. Après un historique assez développé des différentes théories anciennes, ils développent certains de éléments qui invalident l'hypothèse d'un foyer à la fois récent et très localisé. Sans revenir au modèle dit "du chandelier" ils indiquent que des populations africaines de sapiens très diverses ont contribué par des échanges génétiques et culturels plus ou moins prolongés à former une métapopulation très hétérogène génétiquement et culturellement qui serait globalement à l'origine de l'humanité récente.

Cet article risque de déstabiliser certains de nos élèves dans la mesure où il est plus riche en remise en cause qu'en solutions. Son mérite est toutefois de mettre à bas une sorte de messianisme qui ferait d'une petite population africaine l'origine récente de l'humanité actuelle. Un article un peu touffu qu'il sera difficile de mettre sous les yeux de nos élèves sans une petite explication de texte préalable.

La Recherche N° 556 p 32

Homo sapiens n'est pas apparu du jour au lendemain

Dans cet entretien Jean-Jacques Hublin revient sur les découvertes de son équipe à Jebel Irhoud. Ces fossiles datés de 300 000 ans sont maintenant considérés comme des hommes modernes. L'apparition de cette espèce est ainsi reconsidérée. C'est le neurocrâne qui fait selon lui la différence fondamentale entre notre espèce et les autres hominines contemporains. Ce développement particulier de l'encéphale, sous tendus par quelques mutations des gènes de développement, expliquerait l'abondance des manifestations culturelles liées à l'homme moderne alors que ces indices sont rares en ce qui concerne en particulier les néandertaliens.

Comme à son habitude Jean-Jacques Hublin se montre un peu provocateur en relativisant l'apport des néandertaliens et des dénisoviens à notre patrimoine génétique. Sans les nier il les considère comme des épiphénomènes qui n'impliquent pas des relations harmonieuses et prolongées entre les différents groupes. Ce qu'il faut sans doute retenir c'est que l'émergence de l'espèce sapiens est loin d'être un phénomène rapide, récent et bien localisé. Les petits encadrés décrivant les espèces d'hominines sont tout à fait bienvenus.

La Recherche N° 556 p 30

Quand l'humanité est devenue sapiens

Ce texte n'est que l'introduction du dossier qui suit. Il expose les principales interrogations des paléoanthropologues actuels.

Voilà un texte très clair qui pourra servir dans nos progressions.

La Recherche N° 556 p 23

Une femme du néolithique dessinée grâce à son chewing-gum préhistorique

Pour la science N� 508 p 17 

La bouche de Lola

Lola est le surnom donné à la jeune fille qui a mastiqué une boule de gomme de bouleau retrouvée au Danemark. L'analyse des ADN piégés dans cette gomme ont permis de connaître le sexe et certaines caractéristiques physiques de cette personne mais aussi ses origines probables, quels agents infectieux et quels aliments elle avait consommés.

La paléogénomique est devenue en quelques années une discipline très efficace dans la reconstitution des paléobiomes. Tout cela peut trouver place dans nos progressions à condition de disposer des séquences génétiques à comparer. Pour son développement on préférera sans doute l'article de La Recherche.

Pour la science N� 508 p 10 

Des Venus gravettiennes en Picardie

Des clichés de bonne qualité présentent une de ces statuettes qualifiées de Venus et trouvées dans sur le site d'Amiens-Renancourt correspondant à un campement de chasseurs de chevaux au cours du dernier maximum glaciaire (27 000 BP).

Une excellente iconographie mais un texte très réduit qui ne permet pas une exploitation aisée surtout dans le contexte des programmes actuels.

Pour la science N� 508 p 9 

Une scène de chasse de 44 000 ans

Les plus anciennes peintures figuratives connues à ce jour ont été découvertes dans la grotte Sipong 4 en Indonésie. La datation par la méthode Uranium Thorium de la calcite qui les recouvre indique un âge d'au moins 43 900 ans.

Cette brève peut donner lieu à un exercice sur les datations à condition de récupérer les données numériques. Une fois de plus cette découverte montre que les éléments culturels témoignent de développements cognitifs plus précoces qu'on ne le pensait il y a quelques années.

Pour la science N� 508 p 9

L'erectus indonésien redaté

La nouvelle datation d'un tuf volcanique présent sous le fossile du plus ancien erectus indonésien indique qu'il ne peut être plus âgé que 1.3 Ma.

Une brève quasiment inexploitable faute d'avoir d'autres informations sur les erectus indonésiens.


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Janvier 2020


Document sans titre

Janvier 2020

La Recherche N° 555 p 60

Des singes bipèdes il y a 11,62 millions d'années

Alors que l'actuelle Allemagne connaissait un climat tropical, le singe bipède Danuvius guggenmosi vivait probablement dans les arbres. La bipédie semble être apparue très précocement chez les primates.

Il serait imprudent de considérer ce primate très ancien comme un ancêtre direct des hominines. Il est fort probable qu'il s'agisse d'une convergence qui montre simplement que les bipédies apparaissent assez facilement dans ce groupe. Un article à considérer avec prudence compte tenu de l'âge du fossile.

La Recherche N° 555 p 51

Le paléoanthropologue qui a découvert Homo Luzonensis

Ce portrait de Florent Détroit qui a publié l'article de Nature sur la découverte d'une nouvelle espèce humaine à Luçon aux Philippines donne quelques indications sur cette cinquième espèce humaine ayant existé il y a moins de 100 000 ans. Comme souvent les restes sont très partiels et comportent à la fois des caractères modernes et des caractères archaïques.

Quelques éléments iconographiques peuvent être utilisés mais la reconstitution est encore trop partielle pour nourrir nos progressions. L'existence de cette nouvelle espèce ne fait que renforcer la notion d'évolution buissonnante concernant les Hominines. Il est à parier que cette nouvelle espèce s'intégrera rapidement dans nos programmes.

La Recherche N° 555 p 22

Une statuette féminine d'exception mise au jour à Amiens

Le site d'Amiens-Renancourt vient de livrer 14 statuettes gravettiennes dites de type "Venus" représentations féminines typiques de cette époque. Il s'agit d'un site exceptionnel par sa richesse et son emplacement géographique car aucune Venus n'avait été trouvées dans cette partie de l'Europe.

Cet article bien illustré ne prendra pas facilement place dans les cours de SVT tant le problème des activités artistiques a disparu de nos programmes.

Pour la science N� 507 p 7

Le gigantopithèque enfin mis à sa place

La Recherche N° 555 p 12

Un vieux cousin des orangs-outans

Au-delà du fait que Gigantopithecus blacki est maintenant considéré comme l'espèce-soeur des orang-outangs actuels, cet article et cet entretien avec Anne-Marie Bacon montrent tout l'intérêt de la protéomique. En extrayant et en séquençant des polypeptides de tissus minéralisés comme les dents il est possible de construire des arbres phylogénétiques. La technique est particulièrement pertinente lorsque l'ADN, beaucoup plus fragile, est trop dégradé en particulier dans les régions tropicales.

Cet outil supplémentaire ne manque pas d'intérêt car il permet d'étudier de nombreux fossiles qui n'ont pas conservé d'ADN exploitable à cause de leur âge ou des conditions de température. Des textes que nos élèves pourront lire avec profit. Ma préférence personnelle va à l'entretien qui est plus accessible pour nos élèves.


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auteur(s) :

François Cordellier

éditeur(s) :

Tony Neveu, Webmestre

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