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note sur les applications et ressources cartographiques numériques

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Mis à jour le 4 juillet 2017

Aujourd’hui la cartographie dynamique se fait le plus fréquemment en ligne. Les logiciels à installer sont souvent trop difficiles d’utilisation, tant pour les collègues que pour les élèves, et sont rarement validés par les collectivités pour une installation sur les réseaux pédagogiques des établissements. En contrepartie, il est souvent hasardeux de faire travailler simultanément 15 postes d’une salle multimédia sur Géoportail, par exemple, car ces applications en ligne sont gourmandes en débit Internet. C’est à prendre en considération.
D’autre part, les applications disponibles jouent désormais sur la cartographie augmentée davantage que sur le croquis traditionnel (avec sa légende). La carte ou la photographie aérienne deviennent donc des supports où l’élève pourra disposer d’autres ressources, combiner, transposer d’autres langages et c’est d’un réel intérêt.


Edugéo (accessible via Eduthèque) : http://www.edutheque.fr

L’interface a été simplifiée pour une utilisation en cycle 3. Une banque de scénarios d’utilisation est déjà disponible avec une sélection de ressources cartographiques utiles. C’est la seule application en ligne qui permet de réaliser des croquis en bonne et due forme avec une légende organisée. Les travaux cartographiques peuvent ensuite être imprimés ou exportés de manière dynamique sous e-lyco par exemple.
Un bémol : l’interface de prise en main reste parfois déroutante et il faut se connecter à Eduthèque pour y travailler. La rentrée 2018 devrait (conditionnel) permettre d’accéder à Eduthèque via e-lyco sans renseigner ses identifiants. L’exportation des croquis au format pdf n’est toujours disponible.
A noter : Edugéo existe en application smartphone et tablettes (toutes plateformes). L’interface est très réussie, simple d’emploi, ne nécessite pas d’identifiants, et permet de réaliser de petites tâches cartographiques. Un exemple d’utilisation.


Géoportail : http://www.geoportail.gouv.fr

L’interface a également été renouvelée. Un compte d’utilisation est nécessaire pour profiter pleinement des outils. Géoportail permet d’accéder à des ressources prédisponibles et souvent très suffisantes pour travailler avec les élèves. Il permet également d’accéder aux bases de données INSPIRE (du nom de la Directive européenne qui oblige les producteurs de données cartographiques, Etat, collectivités, etc. à les rendre publiques) qui offrent plusieurs milliers de ressources cartographiques des plus diverses et à toutes les échelles ; idéal pour des requêtes sur les PLU, documents liés aux risques, à l’environnement, à l’urbanisme en général).
A noter : de nouveaux outils très intéressants : itinéraires et calculs d’isochrones permettent, par exemple, de voir, à partir d’un point, l’espace qui peut être parcouru en un temps donné avec un mode de transport donné.
L’exportation dynamique des cartes est facile. Les données peuvent donc être utilisées par des applications tierces en utilisant le format .kml.
Un lourd bémol : le module croquis est très pauvre et ne permet que de dessiner et d’annoter. Impossibilité d’apposer des documents annexes et des liens. Personnellement j’utilise Géoportail pour les ressources qu’il offre et ses instruments de mesure ; pas pour le module croquis.


Umap : http://umap.openstreetmap.fr/

Excellente application libre qui offre un module de croquis supérieur à celui de Géoportail. Les données sont ici mondiales. Les possibilités d’importation et d’exportation de données issues d’autres logiciels (format .kml) et applications sont possibles. Il est possible d’annoter des cartes, de les augmenter de ressources annexes de manière assez simple ou nécessitant l’emploi de quelques balises dont l’emploi est vite compris par les élèves. La grande force de cette application réside dans son utilisation par les élèves sans qu’ils utilisent de compte utilisateur et sans pour autant rendre les ressources publiques.
Plusieurs exemples d'utilisation :
- Pourquoi le Colorado est-il le seul grand fleuve à ne plus se jeter dans la mer
- Quel avenir pour l'agglomération Nantes métropole ?


Un globe virtuel : Google earth

Seul logiciel de la liste (utilisable avec Chrome). Toujours utile car il permet d’accéder à d’autres outils Google (street view), à une banque de photographies, mais semble obsolète par rapport à Umap dans les outils d’annotation qu’il propose. De plus, l’absence d’échelle (Google earth n’offre que des altitudes) est un désavantage pour le repérage même si l’on peut compenser en utilisant l’outil de mesure (dont disposent toutes les applications précitées). Par contre, son format d’enregistrement kml (et pas kmz) est devenu une norme.


Autres ressources :

Il est également possible d’utiliser d’autres applications (atlas, SIG) en ligne et notamment étrangères. En annexe un document qui en recense quelques-uns disposant d’outils de production.

Au niveau des applications smartphone/tablette :
En plus d’Edugéo, je préconise l’utilisation de Tactileo Map, seulement disponible sur Android. Idéale pour une sortie pédagogique, elle géolocalise l’élève avec un fond de carte zoomable de grande qualité et permet de créer des notes, des schémas, de prendre des photos/vidéos, de mesurer l’ambiance sonore et de s’enregistrer. Les ressources créés par les élèves sont localisées sur la carte ce qui permet de créer des parcours. Le résultat est exportable au format kml et la réappropriation peut être faite par toutes les applications cartographiques déjà citées.
Une analyse de l’application sur le site de l’ENS.

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Vincent Folliot
IAN Histoire-géographie
 

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