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une composition...numérique ?

mis à jour le 22/06/2022


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Comment donner l'illusion du mouvement dans une image fixe ?

mots clés : numérique, composition, image, forme, couleur, mouvement, abstraction


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La situation d’enseignement suivante a pour objectif principal de contribuer au développement des compétences et connaissances numériques.

Elle doit permettre aux élèves de concevoir et de construire des images virtuelles en exploitant les moyens, les outils et les effets à disposition, tout en s’interrogeant sur la composition et le mouvement.

L’implication des élèves dans cette démarche artistique doit permettre également de contribuer à l’acquisition de repères culturels, notamment numériques.

 


 En amont

 

L’enseignant organise une à deux séances selon son accès à des ordinateurs portables ou fixes et s’assure de la présence du logiciel Paint.net, installé sur l’ensemble du parc informatique du département. Il est accessible à tous et adapté aux usages souhaités.

 

 Prérequis

 




Les élèves de 4ème ont travaillé la notion de composition d’une image lors d’une séquence antérieure. Cette situation d’enseignement prévoit, lors de l’amorce du dispositif, un bref temps d’échange sur les termes de la proposition afin de préciser les définitions de manière collective. Cette phase permet de réaliser une évaluation diagnostique de leurs connaissances et de remobiliser leurs savoirs.

Les élèves de 4ème ont des repères dans la manipulation informatique. Ils connaissent    quelques procédures permettant d’accéder ou d’enregistrer des documents à des dossiers ressources partagées du collège. Certains maîtrisent bien les usages du numérique tandis que d’autres vont explorer le logiciel de création d’image pour la première fois. La pluralité des niveaux de maîtrise des élèves permet d’étendre et d’enrichir les expérimentations menées.

 
 

 Dispositif

 

Les élèves sont placés par groupes de deux en accord avec le nombre de postes informatiques accessibles en salle multimédia au sein de l’établissement d’exercice.
Deux séances de cinquante-cinq minutes sont donc réservées pour la mise en œuvre de cette séquence d’enseignement. Pour autant, il s’agit bien d’un travail individuel. Un relais est organisé pour permettre aux deux membres du binôme de travailler. La mise en place par groupe permet aux élèves de tirer les bénéfices de leurs échanges en termes de maitrise informatique ou de stimulation expressive.

 

 
 

Ils découvrent la proposition « Une composition dynamique » accompagnée des demandes suivantes : réalisez une image numérique sur Paint.net qui mettra en valeur cette proposition en exploitant les moyens, les outils et les effets mis à disposition. Vous enregistrerez votre image dans votre espace salle de classe (en format jpeg) en indiquant votre prénom et le titre donnée à la production.
Les modalités de travail sont énoncées : travail individuel, évalué, 30/35 minutes de pratique.
Ce dispositif doit amener les élèves à produire des images fixes donnant l’illusion d’un mouvement, en travaillant notamment la représentation qu’elle soit figurative, géométrique ou abstraite. 

 

 
 

Le dispositif doit permettre de faire émerger les questions suivantes :

Comment créer l’illusion d’un mouvement dans une image fixe ?
Quelles sont les représentations qui permettent de créer du dynamisme ?
Comment la composition peut-elle donner du mouvement à l’œuvre ?
Comment les outils numériques permettent-ils de créer des images artistiques ?


 

 

 Mise en oeuvre

 

Une fois les élèves en posture de travail, l’enseignant amorce la situation d’enseignement par la proposition. Une phase d’échanges verbaux et collectifs permet aux élèves de se saisir des termes et de leurs définitions. Le dispositif ainsi que les modalités, les attentes et les moyens mis à disposition sont énoncés. Les élèves découvrent ainsi qu’ils vont travailler avec le logiciel Paint.net.

Afin de guider une partie des élèves dans les manipulations numériques, l’enseignant projette son écran sur le tableau. Chaque groupe d’élèves a ouvert un support vierge blanc en format paysage aux dimensions identiques, correspondant à celles proposées instinctivement par le logiciel. Après une petite phase de démonstration de l’usage du logiciel, les élèves démarrent la phase de pratique exploratoire et réflexive. Ils se saisissent rapidement et sans difficultés notoires de cet outil. Ils dialoguent et se conseillent. Durant cette première partie de séance, l’enseignant répond aux interrogations des élèves d’ordres techniques de manière personnelle ou groupée : comment créer des formes ? Comment mettre de la couleur ? Comment dupliquer une forme ? Comment flouter des formes ? Comment créer des calques ?  …

Une verbalisation intermédiaire à partir de la projection au tableau de deux ou trois productions d’élèves différentes en cours de réalisation permet aux élèves se saisir des types de représentations et de se rendre compte de quelques potentialités offertes par le logiciel. Cette étape peut permettre d’accompagner certains collégiens dans leur démarche, de mobiliser ou remobiliser du vocabulaire et d’ouvrir leurs questionnements. Les élèves dégagent de cet échange des pistes de réponses plastiques comme l’occupation de l’espace, la qualité des formes, leurs superpositions, les répétitions, les couleurs, les contrastes, les gestes, le mouvement, les outils … Les élèves finissent leurs productions et l’enregistrent en trouvant un titre.

 

 
 

La séance suivante est basée sur une organisation similaire. Une fois les élèves installés, l’enseignant amorce le début du cours en projetant un nouveau travail d’élève. Les collégiens rappellent le dispositif faisant ressortir le vocabulaire spécifique de la séance et les moyens trouvés dans la production numérique pour créer du dynamisme.
Les élèves sont rapidement engagés dans leur pratique. Ils travaillent avec plus d’autonomie et prennent davantage d’initiatives.
Une fois le travail achevé, les élèves sont encouragés à regarder les productions de leurs camarades en parcourant le dossier qui leur est réservé. Ils se montrent curieux et entrent dans une phase d’analyse formative, d’ouverture à l’altérité.
Cette phase d’exploration autonome des productions a permis aux élèves de participer de manière active et collective aux échanges menés en fin de séance. Ils ont su repérer et citer les moyens mis en œuvre donnant l’illusion d’un mouvement. Cette démarche est de surcroît l’occasion pour les élèves de se saisir à distance des images, de rentrer dans un rôle de spectateur d’une collection artistique, d’établir une relation avec ses pairs et d’exprimer des émotions.
L’enseignant profite de cette nouvelle manière d’appréhender les réalisations pour échanger avec le groupe sur les apports du travail numérique : la création, la diffusion, la réception.

Cette séance se termine par une présentation générale d’un corpus d’œuvres artistiques auprès duquel les élèves devront se rapprocher par la suite.

 

 
 

 Références

 

Pour cette situation d’apprentissage, sept œuvres ont été présélectionnées pour composer un corpus de références auprès desquelles les élèves vont établir des liens avec leur réalisation, accessible sur ENT privé e-lyco, sur format papier et dans le dossier ressource classe. Il est demandé aux élèves d’établir du lien entre leur « composition dynamique » et une des œuvres du corpus sur un temps asynchrone, hors classe, en répondant par un écrit argumenté à une question. La diffusion des images numériques de leur travail et l’accessibilité des œuvres sur divers support facilitent ce travail d’analyse et forme un petit musée imaginaire.

 

 
 

Les œuvres ont été choisies par l’enseignant dans un rapport de proximité, d’ouverture culturelle, mais également dans l’intention de réaliser un corpus spiralaire. En effet, certaines des œuvres ont déjà été appréhendées par les élèves auparavant, mettant ces derniers en situation de confiance, facilitant leur approfondissement, leur connaissance et mémorisation ; d’autres sont ou ont été affichées en classe en lien avec d’autres séquences pédagogiques des quatre niveaux du collège, en simultané ou en intercalaire.
L’idée est de permettre aux élèves de remobiliser et d’enrichir leurs connaissances au fur et à mesure. A travers cet usage plus resserré des références artistiques étudiées sur l’ensemble des années du collège, il est question de renforcer les savoirs et optimiser la mémorisation, consolider la culture artistique acquise au fil de leur scolarité.

 

 
 

Quelques réponses d’élèves seront appréciées lors de leur retour en classe à la séance suivante. L’implication des élèves dans le dispositif de pratique favorise cette mise en résonance. Une projection simultanée de leur production initiale et de la référence artistique choisie permet d’établir des relations avec les œuvres des artistes et de se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques. Au-delà de ces compétences, les productions des élèves sont valorisées, notamment via le support numérique, facilitant leur accès, leur diffusion et leur exposition.

 

 
"l'oeuvre Structures de quadrilatères de Vera Molnar est en relation avec mon travail car les deux présentent des superpositions de carrés"
 

Evaluation

 

Ce projet permet de développer en particulier les compétences suivantes chez les élèves :  - recourir à des outils numériques de captation et de réalisation à des fins de créations numériques ;
- explorer l’ensemble des champs de la pratique plastique, leurs hybridations, notamment avec les pratiques du numérique ;
- concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs ;
- établir des liens entre son propre travail, les œuvres rencontrées ou les démarches observées ;
- porter un regard curieux son environnement artistique ou culturel, proche ou lointain, notamment sur la diversité des images fixes et animées, analogiques et numériques ;
- proposer et soutenir l’analyse et l’interprétation d’œuvre.

Les élèves développent également des compétences méthodiques et des outils pour apprendre précisées dans le socle commun, dont la mobilisation des outils numériques pour apprendre, échanger, communiquer.

Certains critères observables permettent à l’enseignant de vérifier ou d’évaluer le degré d’acquisition de ces compétences :
- la composition est dynamique et donne l’illusion d’un mouvement (couleurs, formes, lignes, mise en espace, lumière, représentations, outils, gestes …) ;
- la réalisation est menée à son terme dans les délais impartis ;
- les contraintes liées au travail sont respectées ;
- l’analyse argumentée écrite est claire, rédigée à l’aide d’un vocabulaire spécifique.

 

Prolongements

 

Un prolongement de cette séquence est exploité, afin de poursuivre les questionnements suivants :

Comment l’exposition virtuelle valorise-t-elle les productions des élèves ?
Comment la confrontation des productions des élèves à une ou plusieurs références artistiques permet-elle de fixer les apprentissages (notionnels et repères culturels) et de questionner le fait artistique ?

Pour cela, l’enseignant impulse une réflexion sur l’exposition des productions ouvrant le débat : comment vos réalisations peuvent-elles être exposées ? Quelles peuvent-être les apports du numérique dans ce domaine ?

 

Une nouvelle proposition de travail a été menée par la suite intitulée « une exposition en ligne ».
Sous forme de travail de groupe, en exploitant une nouvelle fois le logiciel Paint.net, les quatrièmes ont eu pour demande de réaliser une exposition virtuelle présentant deux à trois productions d’élèves et une référence artistique parmi celles proposées par le corpus. Ils ont ainsi conçu et mis en œuvre une exposition en trouvant un titre adapté.
Les productions réalisées sont à la fois diffusées et exposées sur l’ENT privé des élèves et présentées en classe, en veillant à une proximité visuelle et spatiale avec les œuvres de références convoquées.

 

 

« On a créé des cadres pour donner l’impression que ce sont des tableaux et de vraies œuvres. On a choisi l’œuvre de Robert Delaunay pour ses formes géométriques, elle correspondait plus à notre thème »

 

De plus, l’expérimentation sur le mouvement peut être approfondie et complexifiée lors d’une nouvelle séquence. Les images de « composition dynamique » ont été imprimées et distribuées aux élèves de quatrième.
Ils ont eu pour demande de créer réellement du mouvement en exploitant leur image en mobilisant des moyens et des outils adaptés en fonction de leur projet. Les élèves ont eu des approches diversifiées, s’engageant pour certains de leur propre initiative dans une création numérique, comme avec l’utilisation de logiciel de stop-motion, de programmation informatique comme Scratch, en exploitant numériquement des photographies, en réalisant des vidéographies.

 

 
 
 
auteur(s) :

julie plantinet

information(s) pédagogique(s)

niveau : Cycle 4, 4ème

type pédagogique : leçon

public visé : enseignant

contexte d'usage : classe

référence aux programmes :

La représentation ; images, réalité et fiction
- La narration visuelle
- La conception, production et la diffusion de l’œuvre plastique à l’ère du numérique


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