Contenu

histoire-géographie-citoyenneté

Recherche simple Vous recherchez ...

espace pédagogique > disciplines du second degré > histoire-géographie > enseignement

Paris : inondations 1910

mis à jour le 18/01/2019


paris-1910.jpg

Des ressources à connaitre pour enseigner les risques majeurs: l'exemple de Paris en 1910

mots clés : inondations, risques, paris


Il y a maintenant juste un siècle, les habitants de  Paris et de la  proche banlieue vivaient l'une des pires catastrophes de son histoire.

Après un été et un automne très pluvieux en 1909, la Seine déborde et Paris se retrouve inondé! 

L'eau envahit les souterrains de la capitale, paralysant les chantiers et les lignes de métro. Les bateaux  ne parviennent plus à passer sous les ponts. Les rues sont immergées, les habitations sont inondées, la capitale totalement paralysée. Plus de transports en commun, plus de chauffage, plus de communication, plus d'électricité... 

20 000 immeubles sont touchés, 200 000 riverains sinistrés. Ce n'est que le 15 mars que la Seine regagne enfin son lit, dévoilant un paysage de désolation dans les rues de Paris. Débris, bateaux et charpentes brisées se retrouvent ainsi en pleine rue.
 
Pourtant cette grande crue de janvier 1910 n'a fait que cinq morts. Mais les dégâts matériels sont terribles et estimés à environ un milliard d'euros actuels.


 
Une telle crue aujourd'hui, c'est possible ?

Les experts sont unanimes, la question de la probabilité d'une telle crue ne se pose plus. Elle aura bien lieu, mais quand, nul ne sait. Selon l'association Seine en partage, un tel événement aujourd'hui, sinistrerait 3 millions de Franciliens et coûterait douze milliards d'euros. Les ouvrages de protection construits depuis ne suffiraient plus et les dégâts seraient bien plus importants, les principaux réseaux de distribution étant souterrains. « Si on avait la même quantité d'eau et de neige qu'en 1910, les niveaux d'eau seraient probablement significativement plus bas, mais pas assez pour empêcher une inondation généralisée en Ile-de-France », explique l'ingénieur hydrologue Thierry Boisseau. Le seuil d'alerte, à l'heure actuelle, est fixé à 3,2m et déclenche la fermeture des voies sur berge. A 6m de hauteur, une cellule de crise est déclenchée. Et lorsqu'on sait qu'en région parisienne, 90 % du territoire inondable est urbanisé, on peut craindre des dégâts considérables.

 
Un site internet permet en classe d'étudier ce phénomène : outre une galerie thèmatique de photographies anciennes, je vous conseille d'utiliser la carte interactive.

Une ressource à confronter avec le géoportail qui propose depuis le 14 janvier deux calques :

La couche « Carte topographique type 1900 »

Cette couche est constituée de la Carte topographique de Paris et de ses feuilles environnantes, éditées en 1906. Ces cartes proviennent de la première édition, conservée à l'IGN.

La couche « Crues du bassin de la Seine - PHEC »

Cette couche présente les plus hautes eaux connues (PHEC) sur le bassin de la Seine (crue de la seine et de ses affluents en 1910, ainsi que d'autres crues à des dates postérieures sur d'autres cours d'eaux).

Les données ayant permis la mise en ligne de cette couche sont fournies par la Direction régionale de l'environnement Île-de-France.

A compléter éventuellement par le dossier disponible sur le site de France Info
 
 
auteur(s) :

Pouzin Jacklie, Professeur au lycée Raoul Vadepied Evron

information(s) pédagogique(s)

niveau : 5ème, 2nde

type pédagogique : étude de cas

public visé : enseignant

contexte d'usage : classe

référence aux programmes : Classes de secondes
Thème 1. Sociétés et environnements : des équilibres fragiles
Question. Les sociétés face aux risques

ressource(s) principale(s)

extrait carte des zones soumises au risque transports des matières dangereuses enseigner les risques 04/03/2011
l'ensemble des ressources disponibles sur le site.
risques, aléas, catastrophe, vulnérabilité

haut de page

histoire-géographie-citoyenneté - Rectorat de l'Académie de Nantes