Contenu

histoire-géographie-citoyenneté

Recherche simple Vous recherchez ...

espace pédagogique > disciplines du second degré > histoire-géographie > enseignement > projets

de la Baule à Auschwitz

mis à jour le 29/12/2016


boites_archives_pt.jpg

Projet transdisciplinaire mené dans le cadre du programme d'actions éducatives de la région des Pays de la Loire : « Histoire et mémoires : la Shoah »

mots clés : Auschwitz, génocide, déportation, archives


Présentation du projet


« Boîtes d’archives » est un projet d’exposition transdisciplinaire Histoire/Arts Plastiques qui croise les regards d’une classe de 3e du Collège et de classes de 1ères L, ES et S du Lycée Grand Air de La Baule.
Il s’agit d’un travail réalisé à partir de notre visite des Archives départementales de Loire-Atlantique à Nantes, et de notre voyage au Mémorial de la Shoah à Paris, puis à Auschwitz et à Berlin effectué en mars 2016.
(Histoire et mémoires de la Shoah)
 

Les objectifs


-    Comment restituer l’expérience du voyage à Auschwitz et à Berlin ?
-    Que rapporte-t-on d’Auschwitz ? Un objet physique, une trace qui va rester.
-    Comment recréer une forme de mémoire, alliant l’enquête et la fiction ?
-    Comment transmettre de manière personnelle et matérialiser un souvenir dans une boîte d’archives ?
-    Comment contribuer à la mémoire individuelle et collective ?
-    Poser la question du secret, d’un contenu caché à découvrir pour le spectateur, qui devient aussi acteur.
-    Poser la question de l’image et de la place de la photographie à Auschwitz.

Nous avons récupéré 45 boîtes aux Archives départementales, que nous nous sommes appropriées dans le but de restituer notre expérience et notre ressenti à l’issue de notre voyage.
 
Les rayonnages aux Archives départementales L'ensemble des 49 boîtes d’archives réalisées par élèves de
Troisième et de Première.
 
La réalisation matérialise le croisement entre l’historien, l’archiviste et l’artiste.

Le projet nous a donné une grande liberté dans les choix réalisés, le choix du format de la boîte, de la cote, du titre et du contenu. Un texte qui explique notre démarche est placé à l’intérieur. Un choix aussi est proposé au visiteur de l’exposition, celui de se saisir des boîtes à manipuler à partir des listes (titres, cotes et noms des auteurs) avec un protocole précis, plusieurs paires de gants blancs à disposition sur une table recouverte de feutre gris invite à prendre son temps. Ces boîtes installées sur une étagère métallique vont désormais rester au lycée : c’est notre façon de garder la mémoire de notre projet et de le transmettre aux autres membres de la Cité scolaire, élèves et adultes.

 

Des exemples de productions d'élèves

 
Pour ce projet d’archives, j’ai d’abord réfléchi à quelque chose qui m’avait marquée dans notre voyage à Auschwitz ; je me suis donc rappelé ces longs bois de bouleaux interminables.
En allemand, Birkenau désigne un lieu où poussent les bouleaux. Quand on pense qu’1,1 million de personnes y sont mortes, on peut se dire que ce sont les arbres parfaits pour ce lieu de massacre car ils sont considérés comme les arbres typiques des terres pauvres,désolées ou silencieuses.
Ensuite, j’ai commencé mon travail en peignant le fond de la boîte en gris, après j’y ai peint les fameux bouleaux en noir et blanc encore avec des tons gris afin de garder cette atmosphère froide, sans vie. Pour insister sur cette atmosphère et pour rappeler Auschwitz, j’ai installé un grillage comme dans les camps qui donne une impression d’enfermement.
Je m’imagine les prisonniers, rêvant de s’enfuir dans ces bois pour retrouver leur liberté, leur vie.
J’ai beaucoup apprécié ce projet d’archives qui nous a permis à nous, simples lycéens, de pouvoir nous aussi témoigner de ce que l’on a pu voir lors de cette visite.
Merci pour ce projet et encore merci pour ce voyage, qui nous aura permis de nous faire découvrir tant.

Boîte d’archives de Lucile TEIGNE, « Le bois de bouleaux »
(1ère L).
 

 


Dans un premier temps, nous avons choisi de réaliser une maquette sur une sorte de plateau, étant donné l’impossibilité d’utiliser la boîte comme support. Sur ce plateau, nous avons installé des rails pour représenter l’arrivée des déportés à Auschwitz-Birkenau. Avec l’absence de wagon et de toute civilisation, nous appuyons sur le fait que ce voyage infernal était leur destination finale. Ces futurs condamnés n’avaient aucune idée de l’endroit où ils se rendaient ni de ce qui les attendait là-bas. De plus, les rails sont la première chose que nous avons vue en arrivant sur place, c’est donc un élément important à nos yeux.


En dessous, nous avons appliqué du coton pour représenter la neige. Quand nous sommes arrivés, il neigeait. Nous avons immédiatement été plongés dans une atmosphère froide, un froid qui intensifiait les terribles conditions de vie dans lesquelles vivaient les déportés. D’autre part, la neige suggère une certaine beauté qui contraste avec la réalité atroce.
Ensuite, nous avons collé des traces de pas d’adultes et d’enfants qui partent dans deux directions différentes. Nous insistons de ce fait sur la séparation des familles à l’arrivée après un voyage qui était déjà exténuant et brisant psychologiquement et physiquement. Ce tri d’une horreur sans nom, durant lequel le choix des personnes étaient fait presque au hasard, ancrait en eux la certitude qu’ils ne se reverraient jamais.
Nous avons terminé l’installation en plaçant sur le coton trois petits bouts de bois de bouleau que nous avons ramassés sur place, ainsi qu’une pierre trouvée sous les rails d’un convoi. Les bois représentent le camp d’Auschwitz-Birkenau puisque Birkenau signifie « petit bois de bouleau » en polonais.
La séparation des familles est une des choses qui nous a le plus touchées. Nous avons voulu mettre en avant l’incompréhension des déportés lors de leur ‘voyage’, ainsi que l’hypocrisie des nazis qui les encadraient. Ces personnes innocentes se dirigeaient sans le savoir vers une mort assurée. Cette image créée dans nos esprits nous a particulièrement émues et nous avons, par conséquent, choisi de représenter cette scène.

Boîte d’archives de Naïma LE LAUSQUE et Carla BEAUDOIN, « Letzte Reise » (1ère ES).
 

Boîte d’archives de Lalie CONSTANTIN, « Le Cauchemar » (3e)


 
 
auteur(s) :

A. Morin, J.-F. Guerer, H. Villapadierna. , professeurs d’Histoire-Géographie et d’Arts plastiques au Lycée Grand Air de La Baule.

éditeur(s) :

Claudie Ferchaud, webmestre HG

information(s) pédagogique(s)

niveau : 3ème, 1ère

type pédagogique : activité de découverte, activité de recherche, démarche pédagogique, production d'élève

public visé : enseignant

contexte d'usage : atelier, sortie pédagogique

référence aux programmes :

haut de page

histoire-géographie-citoyenneté - Rectorat de l'Académie de Nantes