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(presque) ressemblant ?

mis à jour le 10/09/2019


vignette

Dans quelle mesure la ressemblance est une question de création ?

mots clés : ressemblance, appropriation, matière, forme


Document sans nom

 



Rembrandt, L'homme qui rit, 1629

 


"Reproduisez l'oeuvre de Rembrandt...
mais le mieux mal fait possible !"

2 séances



L'usage d'une technique mixte est encouragée : peinture, pastel, feutre, crayon de couleur...

Travail de reproduction à partir de "L'homme qui rit", de Rembrandt (1629), oeuvre projetée au tableau. Document sans nom

 

 
séance n°1

A leur entrée en classe, les élèves découvrent dans la pénombre une oeuvre projetée au tableau. Ils découvrent qu'il s'agit d'un portrait qui sortant un peu de l'ombre, les regarde. Ce visage leur semble cependant ancien, les couleurs font penser à une autre époque. Ce moment d'échange partagé par l'ensemble des élèves permet de DIRE ce qui leur plait, ce qu'ils n'aiment pas ...chez cet homme qui rit de Rembrandt.

La classe s'interroge alors sur la couleur, l'environnement sombre et plus largement sur les effets d'ombre liées au traitement de la lumière, qui modifient ici la perception de la réalité. Ils utilisent des termes comme « pas très bien fait », « on reconnait », « ça ressemble ... », « On voit les coups de pinceaux... ».

Les notions de clair-obscur, de cadrage, de portrait, de matérialité de la peinture, de reproduction et de représentation sont ici évoquées. Elles seront sans doute reprises plus tard, peut-être lors de la verbalisation, pour vérifier que ce qui a été dit en amont de la pratique est toujours envisageable après l'activité.

L'incitation et les consignes viennent finalement des propos des élèves eux mêmes. Ces propos sont rapidement transformés en demande. L'expression " le mieux moins mal possible" perturbe l'ensemble de la classe. Les écarts sont donc autorisés ? Non, ils sont obligatoires !

L'enseignant les invite à réaliser la demande « à la lettre, à leur manière ».
Les élèves ont été perdus et très hésitants avec cette incitation très ouverte, énigmatique mais le modèle permet aussi de se rassurer et de la "travailler " dans tous les sens du terme.

A la fin de la première séance, un bilan d'étape est effectué. Certaines productions sont plus particulièrement regardées.
Lors de cette première verbalisation, la notion d'écart avec le référent ( « ça ressemble pas... », « ah oui, ça ressemble un peu.... ») est vite soulevée et permet surtout de faire un pas dans la réflexion pour la suite lors de la prochaine séance finale.



séance n°2

Rappel des enjeux de la séance, reprise des mots de vocabulaire vus la semaine d'avant, bref, la classe se remet dans le bain.

Une contrainte supplémentaire est alors donnée aux élèves :
 

"Tout l'espace du support devra être investi!"

La question a en effet été apportée lors de la semaine précédente. Le fond de Rembrandt n'avait pas non plus été regardé. Il s'agit aussi d'inviter les élèves à retravailler la peinture, pour la penser comme telle et non pas comme remplissage coloré ou coloriage.  

Questionnements qui lancent la verbalisation: 

A la suite d'un premier regard sur les productions affichées, les questionnements liés au rapport fond/forme se posent très vite avec notamment l'émergence de la forme et du rôle de la lumière. L'idée de clair/obscur plus ou moins connue de la part de certains élèves revient dans les propos mais l'idée de faire "le mieux mal fait possible" renvoie aussi certaines productions ancrées dans le champ de l'art brut (voir les travaux de Dominique Théate, Curzio Di Giovanni)

De fil en aiguille, la dicussion s'approche des notions liées à la ressemblance. Votre travail ressemble t-il au modèle ? En quoi ? Quel est le travail qui vous semble le plus expressif ? Pourquoi ? 
En quoi la différence avec le modèle vous semble expressive ?























 
           
 

Références artistiques :

Edward MUNCH, Le cri, huile sur toile, 1893.

Claude MONET, Impression soleil levant, huile sur toile, 1872.

 

Cette séance s'inscrit dans une séquence de la 6ème à la 3ème intitulée "La ressemblance".

 
auteur(s) :

adeline grouas et martin roulet

contributeur(s) :

justin delareux

information(s) pédagogique(s)

niveau : Cycle 3, 6ème

type pédagogique : leçon, activité de recherche, activité de découverte

public visé : élève, enseignant

contexte d'usage : classe

référence aux programmes : La ressemblance - La valeur expressive de l'écart

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