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une classe virtuelle au service du Projet d’éducation artistique et culturelle (PEAC)

mis à jour le 22/11/2021


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L’année scolaire 2019-2020 restera inédite du fait de la Covid19 qui a imposé la fermeture des écoles en mars et a, par conséquent, entraîné la nécessité d’élaborer des modalités nouvelles de suivi pédagogique individuel. Enseignant en CE1 à l’école La Pironnière aux Sables-d’Olonne (85), Luc Taralle a expérimenté le concept de classe virtuelle pour construire de nouveaux liens avec ses élèves et leurs parents, et faire de la médiation culturelle un vecteur d’apprentissages. Cette réflexion lui a permis de se demander en quoi le numérique aide l’enseignant à interroger et enrichir sa pratique professionnelle.

mots clés : échanger, école, classe virtuelle, Arc de Triomphe, numérique, distanciel


En mars 2020, l’école a découvert puis appris à gérer une situation aussi nouvelle qu’insolite : le confinement dû à la Covid-19. Une véritable révolution des pratiques enseignantes a dû prendre forme depuis les tâtonnements initiaux jusqu’à une gestion plus affinée. Lieu de communication in situ par excellence, l’école s’est adaptée pour continuer à faire apprendre. L’enseignement présentiel a fait place au distanciel. Ce bouleversement a contraint les enseignants à s’interroger sur leurs pratiques et à faire preuve d’adaptation afin de garantir le suivi pédagogique de chacun. Comme eux, Luc Taralle s’est demandé comment prolonger hors la classe ce qu’il proposait jusqu’alors dans la classe.
La classe virtuelle s’est imposée comme une nécessité, même si elle a quelque peu perturbé l’enseignement traditionnel.
 
Pour la fin d’année scolaire 2019-2020, Luc Taralle souhaitait terminer par un projet en lien avec le PEAC (Projet d’éducation artistique et culturelle). Très souvent, la fin d’année scolaire est propice à des sorties dans des hauts-lieux de la culture, mais tous les sites étant fermés, la question d’une visite virtuelle d’un monument s’est posée. Pour expliquer la genèse et l’organisation de son expérimentation autour de la visite de l’Arc de Triomphe, cet enseignant précise qu’il a imaginé comment rendre concrètement possible une telle visite depuis la Vendée, étant donné que certains de ses élèves étaient de retour en classe, alors que les autres élèves étaient encore confinés chez eux. Techniquement, il a fallu que de son côté, à Paris, le chargé culturel de l’Arc de Triomphe conçoive le scénario de cette visite à filmer et à commenter.
 
Pour des élèves de cycle 2, ce projet rejoint les programmes, le socle commun et plus particulièrement le PEAC. Les plus-values de cette expérimentation sont pluridisciplinaires : outre la sensibilité aux œuvres artistiques, un tel projet permet de mettre en œuvre des compétences en histoire (raison d’être de ce monument et ses fonctions depuis sa création en 1806), en français (vocabulaire, compte-rendu), ou encore en arts.
 
Si la mise en place d’une classe virtuelle enrichit la pédagogie et les contenus abordés, c’est surtout parce que le numérique offre des possibilités qui gomment l’absence, qui rapprochent les acteurs et les lieux, et qui multiplient les innovations pédagogiques. Ce dispositif permet aux élèves de comprendre les apports du numérique et de s’en emparer pour mener à son terme le projet collectif.
 
Ce choix pédagogique de classe virtuelle a d’abord bousculé l’enseignant : il faut accepter de s’extraire du fonctionnement habituel de la class. La crise sanitaire imposant d’enseigner en présentiel et/ou en distanciel, il a fallu innover. La richesse de la réflexion émane surtout d’une construction des projets à plusieurs voix : élèves, parents, partenaires extérieurs sont devenus autant de ressources complémentaires, engageant l’ensemble des acteurs dans un partage de compétences, au service des élèves de cette classe. La dimension réflexive de projets élaborés à plusieurs favorise l’ambition que l’on peut collectivement avoir pour ces projets pédagogiques. De cette expérience, chacun retire des bénéfices : élèves, enseignant, parents, intervenants extérieurs. L’école devient alors un espace de partage d’expériences et de compétences.
Luc Taralle souhaite donc partager les questionnements qui l’ont amené à co-construire son projet de classe virtuelle. Il est conscient qu’un tel projet n’est pas de faire croire qu’une visite virtuelle peut apporter la même offre qu’une visite physique, mais il reste persuadé qu’elle permet aux élèves de découvrir de façon originale un monument historique et qu’elle ne peut que leur donner envie d’aller le découvrir "en vrai".
 
Enfin, pour ceux qui souhaiteraient prolonger cette réflexion, différentes ressources sont à disposition : le site de l’Arc de Triomphe propose des informations sur la découverte du monument en livestream. De son côté, l’Éducation nationale a récemment mis en ligne des documents sur le PEAC et sur les intérêts du numérique.
Tout ce projet démontre que grâce aux ressources numériques on peut enseigner autrement et qu’il est possible ainsi de pallier l’isolement territorial. Cette expérience ouvre des pistes qui pourraient devenir ordinaires, même si une expérience virtuelle ne présentera jamais tous les intérêts d’une découverte réelle.
 
auteur(s) :

C. Delogé

contributeur(s) :

L. Taralle, École La pironnière [85]

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